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Samaras est l'un des principaux responsables qui ont ruiné la Grèce et appauvri les classes moyennes et populaires grecques. Totalement déconsidéré aux plans social et économique pour avoir scrupuleusement appliqué la politique austéritaire de la Troïka, le premier ministre a compris qu'il ne pouvait gagner les élections législatives en défendant son bilan.

Aussi, tente-t-il de déplacer le débat politique sur le terrain de l'immigration. En politicien corrompu prêt à toutes les bassesses pour conserver le pouvoir, il jette en pâture un bouc émissaire (l'immigré) pour provoquer une sorte de réflexe identitaire et de vote utile à droite. Son objectif consiste à récupérer les électeurs d'Aube dorée, la principale formation néo-nazie, pour combler son retard sur la formation de gauche, Syriza, en tête dans tous les sondages.

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Samaras tente de susciter et d'exploiter les peurs irrationnelles en faisant des déclarations racistes sur les immigrés :

« Aujourd'hui nous avons visité le poste de garde militaire à Kastanies, Evros (le mur d'Evros). Ce mur, qui est plus long que 10 km est l'obstacle de dissuasion qui restreint l'entrée de milliers de 'lathrometanastes' (terme grec pour immigrants clandestins) qui entraient dans le pays sans contrôle à travers la Thrace et qui avaient créés depuis des années d'énormes problèmes auxquels tous les grecs ont été confrontés. C'est le même mur que certains veulent démolir. Leur (Opposition/Syriza) point de vue est que les 'lathrometanastes' devraient entrer et devraient recevoir de notre part un accès à la citoyenneté, au bien-être et à la santé. Le peuple grec ne permettra jamais quelque chose comme ça. »

Samaras tient ce genre de propos depuis au moins 2012 comme le souligne le site Okeanews.fr l'actualité en Grèce, pas comme ailleurs :

« les immigrés sont les tyrans de la société grecque »

Pour autant, ces propos indignes d'un démocrate et d'un humaniste n'ont pas empêché JC Juncker, le président de la Commission européenne, et P. Moscovici, son commissaire, de se rendre en personne à Athènes, au mois de décembre 2013, pour lui apporter publiquement leur soutien inconditionnel.

Le 7 janvier dernier, Samaras est monté d'un cran dans l'échelle de l'ignominie en exploitant à des fins électorales l'assassinat de 12 citoyens dans les locaux de Charlie Hebdo et aux abords :

« Aujourd'hui à Paris, un massacre s'est produit avec au moins douze morts. Et ici certains encouragent encore davantage l'immigration illégale et promettent la naturalisation »

Jusqu'à présent, je n'ai pas eu connaissance de propos de Juncker, Samaras, Merkel, Hollande ou Moscovici se désolidarisant de ce sinistre personnage. Il semblerait que la défense des intérêts de l'oligarchie et la poursuite de l'austérité dans l'Union européenne conduise la droite et la social-démocratie européenne à renoncer à leurs principes démocratiques les plus élémentaires...

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