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Après avoir mal passé en revue quelques arguments défavorables au travail dominical, elle conclut son court article de la façon suivante sur le ton de l'évidence qui sied à certain-e-s du haut de leur chaire universitaire :

« Les lois ne sont pas intangibles. Le monde bouge. Mais surtout : laissez moi décider si je veux travailler ou pas, et consommer ou pas, et à quel moment de la semaine. »

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Je ne connais pas le milieu social dont est issue cette philosophe, même si j'ai ma petite idée, ni son parcours professionnel ou associatif, mais il y a une chose dont je suis certain, c'est qu'elle n'a pas lu (ou rien retenu) Marx ou Bourdieu pour ignorer à ce point les rapports de subordination au sein du monde du travail et la domination du patron sur le salarié surtout en période de chômage de masse.

Si elle était sortie de temps-en-temps de sa tour d'ivoire, elle aurait cité Henri Lacordaire plutôt que Benjamin Constant :

« Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit »

En l'espèce, la loi doit imposer aux dominants un jour de repos afin que les salariés puissent disposer d'un jour de liberté pour vaquer à leurs occupations, parce que Madame la philosophe, le monde du travail ne ressemble pas à votre milieu, où, par exemple, vous pouvez vous organiser comme vous l'entendez - vous et votre conjoint - pour garder les gosses, faire certaines taches en commun... ce qui n'est pas le cas d'un couple de salariés lambda qui n'a que le dimanche pour se retrouver une journée entière.

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Vous, je ne sais pas, mais je suis parfois sidéré par la bêtise et les lieux communs répandus par des personnes d'un certain niveau intellectuel...