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Le succès incontestable des listes citoyennes soutenues par Podemos aux élections locales espagnoles démontre, une nouvelle fois, qu'un mouvement progressiste de transformation sociale peut bousculer le petit jeu traditionnel de l'alternance des partis de la droite et de la social-démocratie qui partagent la même idéologie néolibérale en imposant des politiques de régression sociale.

Ce nouveau succès de la gauche radicale est un cinglant revers pour l'oligarchie.

Et pourtant, l'eurogroupe et le FMI n'ont pas ménagé leurs efforts depuis la victoire de Syriza !

Le gouvernement Tsipras subit les assauts, les coups bas, les recommandations, les fuites savamment organisées dans les médias et les chantages de l'eurogroupe. Alors qu'un accord entre les deux parties est signé après d’âpres négociations, les représentants de la commission européenne et des principaux pays membres de l'UE, n'ont de cesse de revenir sur leur parole en faisant de la surenchère néolibérale !

Dans leur relation avec le gouvernement Tsipras, l'eurogroupe et le FMI se montrent aussi inflexibles, irrespectueux de la démocratie et des peuples que l'URSS en son temps, la finance remplaçant les chars et les banquiers les généraux...

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Aussi, l'objectif de l'eurogroupe et du FMI n'est pas économique, contrairement aux affirmations des médias dominants, mais politique : faire échouer à tout prix le gouvernement Tsipras ou le contraindre à la trahison pour démontrer qu'il n'y a pas de salut en dehors de TINA !

Sauf qu'aujourd'hui, Tsipras n'a pas trahi. Il a même fait preuve de souplesse et de pédagogie, tout en avançant ses billes (audit de la dette grecque par une commission internationale, revendications portant sur la dette allemande, lois d'urgence humanitaire), si bien que demain, même s'il échoue, en raison de l’asphyxie provoquée par l'oligarchie, il aura montré qu'une autre politique est possible et souhaitable. Et, son éventuel échec sera dû à son isolement et à la trahison de la social-démocratie européenne, en particulier de Hollande.

Quant à l'eurogroupe, il est en train de perdre, pour preuve la victoire des listes soutenues par Podemos. Un formidable encouragement pour le mouvement social. Malgré le carcan institutionnel et des constitutions sur-mesure, il est possible de renverser la table austéritaire.

Et si demain, la Grèce fait défaut sur sa dette à cause de l’intransigeance de l'eurogroupe et du FMI, une grave crise financière risque d'éclater au sein de la zone euro... et d'accélérer la fin de la domination idéologique du néolibéralisme et des partis qui l'incarnent. Et par la même, la progression de l'extrême droite.

Mine de rien, ne serions-nous pas en train d'assister au début de la fin de l'ère néolibérale en Europe ? Il serait temps que la gauche radicale s'inspire en France des exemples de Syriza et de Podemos.

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