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Avez-vous remarqué que hormis le changement de personnels à la tête de l'Etat et dans les ministères, rien n'a changé depuis la présidentielle ? Un paradoxal sentiment de changement sans changement... qui risque d'être renforcé après les législatives.

Bref, une sorte de continuité :

Aux plans économique et social, Macron compte plumer les salariés, les fonctionnaires, les chômeurs et les retraités : 150.000 fonctionnaires en moins, durcissement de la loi travail-El Khomri, nouvelles baisses des cotisations sociales, réforme de la CSG.

Quant à la moralisation de la vie politique, la composition du gouvernement et le choix des candidats du parti La République En marche (LREM) s'inscrivent dans le déjà vu : "affaires" relatives à des conflits d'intérêts, emplois qui interrogent, fréquentations sectaires ou écrits à caution...

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Il ressort de ces premiers jours du macronisme triomphant une atmosphère de sidération qui contraste avec l'enthousiasme, la complaisance et la propagande des médias du CAC40...

Une atmosphère provoquée par le sentiment de s'être fait voler l'élection présidentielle par un concours de circonstances qui ne doit rien au hasard . Avec comme résultat tangible, la continuité tant au niveau des pratiques que de l'orientation politique !

La présence de Macron au second tour de la présidentielle en remplacement du candidat de la droite classique fut le fruit de l'exploitation des affaires par l'équipe d'En Marche, révélées fort opportunément au très bon moment, qui touchèrent Fillon.

En effet, bien des électeurs qui votèrent Macron au lieu de Fillon espéraient probablement que la vie politique et les pratiques seraient renouvelées et moralisées... Or, ces derniers doivent avoir aujourd'hui le sentiment de s'être fait arnaquer au vu à la fois des affaires qui touchent le principal responsable de la campagne présidentielle d'En marche, R. Ferrand, et de son maintien à son poste de ministre contre vents et marées.

Enfin, la victoire de Macron ne fut pas un vote d'adhésion à son projet et à sa personne, mais un vote de barrage à l’extrême droite, cette dernière ayant bénéficié de la complaisance médiatique et d'un PS au pouvoir qui s'est évertué à banaliser l'idéologie frontiste.

Macron est donc devenu président par défaut, exclusivement grâce à la présence au second tour de la candidate de l'extrême droite.

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Dans ce contexte délétère, le parti de Macron, La République en marche (LREM), n'est pas certain de devenir majoritaire à l'issue des élections législatives. C'est paradoxalement pour cette raison que LREM ne présente pas volontairement des candidats dans toutes les circonscriptions !

En effet, de nombreux candidats du PS, de l'UDI et de LR n'auront pas à affronter un candidat LREM et, en cas de victoire, seront redevables à Macron. Ces députés seront donc des leurres du PS, de l'UDI ou de LR qui se rallieront au groupe parlementaire de LREM et lui donneront peut-être la majorité..

In fine, il est possible que Macron ait les pleins pouvoirs grâce à l'apport de quelques députés PS, UDI et LR même si son parti LREM n'est pas majoritaire ! Alors, elle n'est pas belle cette nouvelle arnaque qui vient ?