Depuis le 7 octobre 2023, l'Espagne de Pedro Sánchez qui a condamné les crimes de guerre commis par le Hamas et appelé au respect du droit international semble isolée pour deux raisons :
D'une part, elle a rapidement reconnu l'existence de la Palestine. Sincèrement à la différence de la France, qui, sitôt la reconnaissance officialisée, a continué à soutenir la politique génocidaire du gouvernement israélien.
Derrière les condamnations timides des massacres perpétrés par Tsahal à Gaza et à la colonisation rampante de la Cisjordanie, Macron et de Barrot n'ont jamais eu l'intention de s'opposer à la politique conduite par Netanyahou, alors qu'ils auraient pu interdire l’exportation d'armes et de composants d'armes en direction d'Israël.
Ils auraient pu également demander à l'UE la suspension de l'accord qui la lie avec Israël. Pire, ils ont décidé unilatéralement, sans consulter le Parlement, d'ignorer le mandat d’arrêt international de la cour pénale internationale, et, même demandé la démission de Francesca Albanese, la rapporteuse spéciale de l’ONU pour les territoires palestiniens sur la base de propos tronqués.
D'autre part, l'Espagne a interdit aux avions américains d'utiliser ses aéroports militaires pour se ravitailler, et, condamné la guerre contre l’Iran, au nom du droit international.
L'Espagne est isolée en Europe. Pour autant, c'est le contraire dans le reste du monde. Hormis les quelques satellites de l'empire américain, tous les pays condamnent cette énième violation du droit international. Moralement, Pedro Sánchez a raison, mais également d'un point de vue politique, économique et stratégique.

Nul ne peut prédire l'avenir, mais depuis le Vietnam, les USA n'ont gagné aucun conflit armé. Si cette guerre s'éternise, nul ne peut affirmer que l'Iran ne commettra pas des attaques ou des attentats sur le sol des pays européens qui soutiennent l'impérialisme. Par sa position courageuse et respectueuse du droit international, Pedro Sánchez a garanti la sécurité de son pays et de ses concitoyen-ne-s. On ne peut pas en dire autant de Macron !
Et puis, quelle que soit l'issue du conflit, l'Espagne pourra développer une politique non alignée, géopolitique et économique avec des pays, économiquement puissants, hostiles à l'impérialisme, à la différence des autres pays de l'UE qui seront entraînés par la chute d'un empire américain dont le déclin risque de s'accélérer à cause de cette guerre.
Le social-démocrate Pedro Sánchez démontre qu'il est un homme d'Etat conséquent et responsable, à mille lieues des positions atlantistes des ténors du parti socialiste français, des Ecologistes de Tondelier, du RN, de la droite de Retailleau et de Macron. D'ailleurs, il a refusé que l'Espagne se soumette au diktat de Trump de consacrer 5 % de son PIB au budget de la défense pour acheter des équipements militaires américains.
Finalement, tant sur la Palestine que sur l'actuelle guerre, les positions du premier ministre espagnol rejoignent celles du leader de la France Insoumise. D'ailleurs, les chiens de garde ne s'y sont pas trompés en les qualifiant d'antisémites et d'amis des mollahs !
Dans quelques mois, voire avant, il faudra demander des comptes à ces atlantistes fanatiques quand certains biens essentiels manqueront... Parce que la crise économique qui vient risquent d'être bien plus grave que les précédents chocs pétroliers.