Mélenchon président en 2027 : une évidence !

un léger décalage...

Billet

Il l'a annoncé lui-même dimanche, Mélenchon est le candidat de la France Insoumise pour la présidentielle de 2027.

J'ai l'impression que tout le monde l'attendait. Plus exactement, celles et ceux qui veulent vivre dans une véritable République sociale où liberté, égalité, fraternité s'inscrivent dans la réalité matérielle de toutes et tous.

A gauche, les seumards ont vite réagi pour enfiler les clichés les plus éculés en agitant notamment le sempiternel épouvantail de l'extrême droite et en affirmant que Mélenchon ne peut pas l'emporter contre le Rassemblement national.

Ils n'ont aucun programme pour rallier le maximum de voix, juste une recette miracle, la primaire pour désigner un-e candidat unique... Certains postent même leur cv, d'autres tombent dans la moraline de l'unité...

Or, une élection présidentielle ne consiste pas à choisir celui ou celle qui a le meilleur cv ou à révéler un talent. Elle n'est pas non plus un entretien d'embauche, un concours de beauté ou d'unanimisme ou la star academy !

De plus, ils oublient qu'aucun candidat unique de gauche n'a remporté la présidentielle, y compris en 1974 quand Mitterrand était en tête au 1er tour avec 45 % des voix. Il est assez ironique de constater que ces grands démocrates veulent priver le peuple de choisir son candidat de gauche au 1er tour en organisant une primaire qui n'intéressera qu'un petit cercle d'initié-e-s.

Enfin, de Ruffin à Hollande en passant par Autain ou Tondelier, aucun ne dispose d'un projet de rupture avec des mesures emblématiques.

Parmi eux, certains s'essaient au populisme pour draguer les électeurs racistes dès leur premier meeting avec le thème de l'immigration - il y aurait ainsi de bons immigrés et de mauvais - et ne font que suivre la ligne raciste empruntée par la social-démocratie, la droite et l'extrême droite. Une stratégie qui jusque-là n'a fait que légitimer les thèses racistes du RN. Ils promettent également une prime nette, défiscalisée de 1000 euros, ce qui revient à assécher le financement de la sécurité sociale comme le font depuis des décennies les néo-libéraux... Il y aurait aussi des emplois "essentiels" comme disait Macron dont il faudrait privilégier la main d’œuvre, et, par conséquent d'autres qui ne le seraient pas, et laisser leurs salarié-e-s dans la merde (?), ignorant que nous sommes dans une économie capitaliste, et que pour elle tout emploi est utile pour retirer de la plus-value.

D'autres au PS ou place publique proposent seulement de poursuivre la politique de Macron en la nuançant avec un éventuel retour à la retraite à 62 ans ou au statut quo, espérant ainsi attirer une partie de l'électorat macroniste.

In fine, ils espèrent qu'au 2d tour, les électeurs se transformeront en castors et voteront pour eux sans aucune illusion, ni espoir.

Dans ce contexte, la candidature du leader de la France Insoumise est en rupture avec ces stratégies. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Mélenchon est le meilleur candidat pour l'emporter face à l'extrême droite. Ce dernier a obtenu plus de 150 000 soutiens moins de 24 h après l'officialisation de sa candidature : une dynamique s'enclenche. A titre de comparaison, il a fallu deux semaines à Ruffin pour obtenir 100 000 soutiens.

Son projet - l'avenir en commun - rompt avec les décennies de néolibéralisme qui ont permis à l'extrême droite d'arriver aux portes du pouvoir.

Rupture avec l'austérité sociale et son cortège de malheurs : baisse du pouvoir d'achat, sécurité sociale rabougries, casse des services publiques, assèchement de la recherche publique, désindustrialisation, apartheid à l'université (droits d'inscription plus chers pour les étrangers), destruction de l'environnement, privatisation des communs, etc.

Cette rupture se matérialise par de nombreuses propositions, parmi lesquelles :

  • la sécurité sociale à 100 % et sans dépassement d'honoraires ;
  • la retraite à 60 ans ;
  • la hausse substantielle du smic, du point d'indice des fonctionnaire et l'indexation des salaires sur l'inflation ;
  • la Sixième République ;
  • le non alignement et le respect du droit international ;
  • la bifurcation écologique.

Bref, il s'agit de véritables choix de société en totale opposition avec les autres candidats qui en définitive ne proposent que la poursuite du macronisme avec plus ou moins de racisme. Des choix qui ne peuvent que porter la candidature de Mélenchon jusqu'au 2d tour et bien au-delà !

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