Enrichissez l'avenir en commun (Mélénchon 2027)

un léger décalage...

Billet

A la différence des autres partis politiques, le programme politique est l'élément central et essentiel de La France Insoumise.

Si l'Avenir en commun est sans cesse mis en avant par LFI, au risque d'énerver les autres formations politiques, c'est parce qu'il justifie l'action politique de LFI. En l'espèce, le programme est un engagement auprès de toutes et tous, une sorte de contrat qui lie l'organisation et ses élu-e-s au peuple.

Logiquement, le programme est à la disposition des toutes et tous. Chacun peut non seulement le consulter mais surtout apporter sa contribution.

A ma connaissance, LFI est la seule organisation qui dispose d'un programme politique pour la présidentielle qui propose à l'ensemble des citoyen-ne-s de l'enrichir jusqu'au 20 juin prochain.

Le site Mélenchon 2027 permet de l'amender en cliquant sur le bouton "Je contribue".

Vous êtes alors conduit sur le programme, décliné en chapitres et sous-chapitres puis en mesures. A ce niveau-là vous avez le loisir d'amender et de poster des propositions concernant telle ou telle mesure.

En l'espèce, j'ai proposé d'apporter ma modeste contribution au chapitre 1 Le pouvoir au peuple, sous-chapitre Balayer l’oligarchie, abolir les privilèges de la caste et sa mesure clé Mettre en place un plan de séparation de l’argent et de l’État, en particulier les deux règles suivantes :

Durcir les règles contre les conflits d’intérêts et interdire le pantouflage : tout haut fonctionnaire souhaitant travailler dans le privé devra démissionner de la fonction publique et rembourser le prix de sa formation s’il n’a pas servi au moins dix ans.

Allonger à dix ans les périodes d’interdiction d’exercice d’une fonction privée après avoir exercé une activité dans la fonction publique relative au même secteur.

J'ai proposé de compléter cette règle qui me semble encore assez floue et donc susceptible de ne pas empêcher la survenance d'un soupçon de conflit d'intérêt. Il me semble nécessaire d'apporter les précisions suivantes :

D'une part, le conflit d'intérêt ne concerne pas exclusivement les fonctionnaires. En l'espèce, de nombreux contractuels exercent des fonctions de "haut niveau" dans l'administration, en particulier dans des cabinets ministériels. Par conséquent, ces contractuels devraient être soumis au même régime juridique que les hauts fonctionnaires pour quitter l'administration et exercer leurs fonctions dans le secteur privé.

D'autre part, un ancien haut fonctionnaire ou contractuel exerçant des fonctions de "haut niveau" devrait être interdit d'exercer des fonctions dans le même secteur d'activités de son ministère. A titre d'exemple, un haut fonctionnaire des finances publiques serait interdit de travailler dans le secteur bancaire et financier. Il n'y aura donc plus de distinctions entre maison mère, holding, entreprises appartenant ou contrôlées par la maison mère qui aujourd'hui autorisent bien des pantouflages. La période d'interdiction devrait être portée à 20 ans pour rendre inexploitables son carnet d'adresses et ses relations professionnelles acquis durant l'exercice de ses fonctions administratives.

Enfin, il ne devrait pas y avoir de règle temporaire. Un haut fonctionnaire devrait rembourser le prix de sa formation quelle que soit son ancienneté dans la fonction publique.

Voilà ma première contribution, à votre tour !