Austérité, corruption & pédocriminalité

un léger décalage...

Billet

L'affaire "Lyhanna" du nom de cette malheureuse adolescente assassinée par un pédocriminel se révèle être un cas chimiquement pur des dégâts produits par des années d'austérité et de corruption.

L'austérité est une politique de réduction des moyens matériels et humains dans la fonction publique. Son objectif ne vise pas améliorer les services publics, mais exclusivement à faire des "économies" de crédits budgétaires, officiellement pour que l'Etat réduise son déficit budgétaire.

L’austérité budgétaire a été pratiquée aussi bien par la droite classique que par le centre et le Parti socialiste et ses alliés écologistes. L’extrême droite n’est pas hostile à l’austérité d’autant qu’elle souhaite respecter l’orthodoxie budgétaire de l’Union européenne.

Le bilan des années de politiques austéritaires est désastreux. Des services publics réduisent leurs missions et ont des difficultés à les assurer malgré le dévouement des personnels. Plus l'austérité dure dans le temps, plus les dysfonctionnements se produisent et font système.

Dans l’affaire Lyhanna, la gendarmerie et la justice ont failli, probablement aussi les services sociaux, laissant un pédocriminel travailler auprès des mineurs.

A cette austérité qui sape le bon fonctionnement des services publics, il faut ajouter la corruption du régime macroniste qui consiste à détourner une partie des services publics des forces de police et du ministère de la justice à des fins politiques. Cette corruption produit des dysfonctionnements systémiques dans un contexte de pénurie organisée par le pouvoir macroniste.

Le régime macroniste a détourné des lois relatives à la lutte contre le terrorisme pour faire surveiller et condamner des syndicalistes, à l'instar du secrétaire général de la fédération CGT du Nord, des écologistes des Soulèvements de la terre, des gilets jaunes avec des comparutions immédiates devant le juge.

En l’espèce, pour placer un syndicaliste en garde à vue en l'arrêtant à son domicile devant ses enfants et le faire condamner en comparution immédiate à cause d’un tract de soutien au peuple palestinien, le régime macroniste s’est débrouillé pour qu'il y ait suffisamment de moyens humains et matériels. Idem pour pourrir les vies de certains opposants dans les manifestations contre les bassines et la FNSEA.

Pour faire suivre en toute illégalité les déplacements de Rima Hassan, tracer son smartphone, la mettre en garde à vue plus de 24 heures, et, distiller des fakenews depuis le ministère de la justice pour nuire à la réputation de la députée européenne et de La France Insoumise, les moyens de l'Etat ont été mobilisés au détriment de l'intérêt général.

Cet intérêt général recouvre notamment la lutte contre la pédocriminalité qui semble être un tabou dans la macronie, à telle enseigne que la présidente de l'assemblée nationale a refusé récemment qu'une commission parlementaire enquête sur l'affaire du financier pédocriminel Epstein.

Fort heureusement, l’élection présidentielle se déroulera l’année prochaine. Pour mettre un terme à l'austérité et à ces dérives institutionnelles, une seule solution : Mélenchon et la 6ème République.