« J'ajoute ma voix à celles des rares soutiens de Barbara Butch.
Ce faisant, je prends mon courage à deux mains face à l'hostilité générale puisque cette artiste n'est soutenue que par l'ensemble des institutions de la République et des grands médias radio, tv et presse.
Je n'ose imaginer la souffrance et le traumatisme ressentis par cette immense musicienne à la vue des drapeaux palestiniens lors de son set à Grenoble !
Quelle honte de prendre en otage ce talent aux motifs de quelques broutilles : une colonisation, un apartheid, un ou deux ou trois envahissements de pays voisins, des crimes de guerre...
« Et pourquoi pas un génocide pendant qu'on y est ? » comme le chantent mes ami-e-s du bloc central, d'Autain à Ruffin en passant par Rousseau, Attal et Le Pen !
J'espère que la municipalité de Grenoble dirigée avec tendresse par Dame Ruffin érigera bientôt une statue à la gloire de Barbara Butch pour célébrer son courage et son martyr.
Je profite de mon hommage sincère et spontané pour saluer la macronie qui a permis à la France de vendre des armes et des pièces détachées à Israël.
Comme quoi, il est possible de reconnaître la Palestine et en même temps de soutenir un Etat qui procède méthodiquement à la purification ethnique de Gaza et de la Cisjordanie.
Comme je le lis régulièrement dans Franc-Tireur, « c'est important que la France défende et exporte ses valeurs républicaines et universelles », et, ses amis israéliens les répandent généreusement sur le peuple indigène palestinien.
Voyez-vous, la culture doit être neutre politiquement, comme le disait justement un maire rassemblement national que je cite parce que je suis apolitique en apportant mon soutien à Barbara.
Barbara en plus, elle ne fait pas de politique.
Certes, elle a signé la pétition pour la loi Yadan, mais en fait, elle n'avait pas lu, elle ne savait pas... Si ça se trouve, elle ne sait pas lire ! Elle croyait vraisemblablement que c'était pour signer un autographe ! D'ailleurs, quand elle a su, elle a retiré sa signature. Voyons...
Et puis même, hein, admettons qu'une ou un artiste soutienne Israël, pourquoi faudrait-il protester ?
En l'espèce, quel mal y-a-t'il que Barbara se produise à l'ambassade de France à Tel Aviv devant des officiels israéliens à quelques kilomètres de la bande de Gaza bombardée et rasée avec sa population ?
Il faut séparer la femme de convictions de l'artiste qui ne vit pas que d'amour et d'eau fraîche.
Et puis, Tel Aviv est une ville de gauche, comme quoi on peut être de gauche et soutenir la colonisation...
Dites-moi les insoumis-e-s, les zanards, les trots et les pro-Palestine : vous ne seriez pas grossophobes et homophobes, en plus d'être antisémites en critiquant Barbara ?
En tant qu'humaniste et social-démocrate écologiste raisonnable et progressiste du bloc central, j'estime que toute critique de la politique d'un pays participe à l'analyse et au débat géopolitique, à l'exception de la politique israélienne qui est un acte antisémite.
On me l'a confirmé depuis un voyage organisé par Elnet avec la fine fleur républicaine et progressiste : Ciotti, Braun-Pivet, Bergé...
Par ailleurs, de quel droit des gens critiquent un Etat qui commet un génocide, en priorisant les enfants à Gaza ?
De quel droit des gens critiquent un Etat qui détruit les monuments historiques, les bibliothèques, les écoles, les universités, les hôpitaux ?
De quel droit des gens critiquent un Etat qui colonise la Cisjordanie en chassant et en tuant la population indigène ?
De quel droit des gens critiquent un Etat qui envahit ses pays voisins ?
Le droit international ? Non, Israël a TOUS les droits.
Critiquer Israël est antisémite parce que tous les juifs défendent Israël.
Quoi ? Vous me rétorquer que j'essentialise les juifs, et alors quel est le problème ?
Que c'est une vision raciste et donc antisémite ? N'importe quoi, je suis philosémite et s'il y a des juifs qui critiquent Israël, bin c'est qu'ils sont antisémites !
The show must go on ! »