La bourgeoisie panique face à Mélenchon

un léger décalage...

Billet

Il ne se passe quasiment pas une semaine sans qu'une campagne médiatique ne soit orchestrée contre La France Insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Il n'en pas été toujours ainsi. Mais progressivement l'attitude des médias a changé à mesure que l'influence politique de l'insoumis a grandi.

Une fois leader de la principale force de gauche, les buzz contre Mélenchon ont commencé avec parfois l'aide du régime : les perquisitions avec la vidéo tronquée, diffusée en boucle chez Quotidien durant plusieurs années et les "affaires" avec Sophia Chikirou qui ont fait pschitt. Malgré tout ce tapage médiatique, l'élection présidentielle de 2022 a confirmé l'hégémonie de Mélenchon et les législatives celles de LFI à gauche.

Les médias dominants qui sont le porte-voix de la bourgeoisie et du capital ont depuis intensifié le harcèlement contre LFI, surtout après le 7 octobre 2023. Mélenchon a commencé à subir l'accusation infamante, infondée mais habituelle lancée par ces médias à un leader de gauche radicale susceptible d'accéder au pouvoir : l'antisémitisme. Lulla et Corbyn en firent aussi les frais.

La dénonciation du génocide en cours à GAZA fut assimilée à de l'antisémitisme. L'emploi du mot "camp" prononcé par Mélenchon à l'occasion d'un voyage de politiciens français organisé par Elnet fut l'occasion de créer une nouvelle campagne de diffamation au motif que ce mot renvoyait aux camps nazis... Grotesque !

En diffamant ainsi LFI, lesdits médias pensaient saboter la campagne européenne. Or, la liste conduite par Manon Aubry gagna un millions de voix supplémentaires par rapport aux précédentes élections européennes. Cette progression fut bien entendu passée sous silence.

Par ailleurs, le traitement de LFI aux élections municipales ne varia pas même si, entre-temps, la cour pénale internationale lança ses premiers mandats d'arrêt contre des responsables politiques israéliens et la rapporteuse de l'ONU qualifia de génocide en cours les crimes de guerre commis par l'armée israélienne. Ainsi, le positionnement de LFI fut validée par les instances internationales au grand dam desdits médias.

Mais cela ne les arrêta pas dans leur politique de destruction systématique. L'affaire Quentin Deranque tomba à point pour qualifier les antifas de fascistes et vouer aux gémonies le député antifa LFI, Raphaël Arnault. Mais, une dizaine de jours plus tard, le déroulement précis des faits, via de nouvelles vidéos, invalida le discours médiatique. Il apparut que des néonazis avaient attaqué les antifas, puis abandonné lâchement leur camarade, et que ce dernier avait refusé de se rendre à l’hôpital... De surcroît, plus tard, des posts postés sur X par ce dernier publiés par L'Humanité révélaient la fascination-adhésion au IIIème Reich du militant néo-fasciste.

Ensuite, il y eut également cette micro polémique sur la prononciation du nom du pédocriminel Epstein qui ajouta de l'eau au moulin à l'accusation en antisémitisme alors que le jour même des chroniqueurs et éditorialistes s'interrogeaient publiquement sur ladite prononciation. Et que dire des obsessions anti Mélenchon du responsable de la tranche matinale de France culture, G. Erner, toujours à l'antenne, qui diffusa un montage vidéo manipulatoire ?

Comment non plus ne pas évoquer cette commission parlementaire instiguée par Wauquiez qui devait démontrer que LFI était infiltrée par les frères musulmans ? Il s'avéra que les représentants des services de renseignements pointèrent exclusivement une collaboration de l'extrême droite avec certains milieux islamistes... La magistrale intervention de Mélenchon retransmise en directe sur les chaînes d'info scella la fin de cette commission ubuesque.

Enfin, il y eut même une ingérence israélienne pour saboter certaines candidatures insoumises aux municipales, notamment celles de Guiraud, Piquemal et Delogu.

Malgré ce lynchage médiatique, les élections municipales furent un succès pour les listes insoumises. Profitant de cette dynamique, Mélenchon officialisa sa candidature.

Depuis, le bashing continue, et pourtant, les sondages pour Mélenchon n’ont jamais été aussi élevés alors que ces derniers ont toujours sous-estimés les intentions de votes pour l'insoumis.

La bourgeoisie via ses porte-voix ne se rend pas compte que les polémiques contre LFI et Mélenchon sont vaines, voire contre-productives.

D'une part, les médias traditionnels dominants ne sont plus regardés, lus ou écoutés par une partie croissante de la population. Quand on t'a vendu le néolibéralisme pendant plus de 20 ans ou le Mozart de la finance et que tu constates les résultats tangibles dans le monde réel, les citoyen-ne-s non lobotomisé-e-s ne peuvent que chercher l'information et des analyses politiques ailleurs.

D'autre part, celles et ceux qui leurs prêtent encore quelque intérêt, ne peuvent pas être toutes et tous convaincus par ces campagnes médiatiques. Il y a d'abord un effet de sidération face à de lourdes accusations, mais ensuite les faits qui sont dévoilés dans leur entièreté se retournent contre les auteurs de la propagande anti LFI et Mélenchon.

En l'espèce, la manifestation contre le set de la DJ Barbara Butch qui fut qualifiée de violente avec des jets de canettes et antisémite est un cas d'école. Quelques jours plus tard, les vidéos de la soirée démontrent qu’il n'y a eu aucun slogan antisémite ni de pluie de canettes en direction de l'artiste, juste une bouteille vide en plastique qui a atterri au pied de la scène ! La propagande a fait pschitt !

Ces campagnes médiatiques, grossières et systématiquement mensongères, témoignent de la panique de la bourgeoisie qui via ses médias traditionnels est incapable de répliquer aux arguments et aux propositions de LFI et de son candidat. Elles ne visent qu'à perpétuer ce système institutionnel et capitaliste qui ne profite qu'à une infime minorité. In fine, ce bashing systématique profite à LFI et à son candidat.