fermeture41211.jpg

Un représentant des syndicats signataires justifie sa position :

«Cet accord prend en compte une réalité économique et un cadre social par rapport à une loi qui n'en impose pas. C'est un outil pour les salariés, pour la Ville et la Communauté urbaine. Notre industrie maintenant c'est l'activité touristique. Rien n'obligeait les employeurs à signer cet accord. Mais nous avons des rapports francs qui ont permis d'avancer rapidement.»

Et le journal de commenter :

«L'aspect novateur de cet accord local est donc là : dans cette volonté commune de quand même donner aux salariés concernés des compensations en salaire ou en repos. En salaire, ce sera 30% du SMIC horaire pour chaque heure travaillée les dimanches "premium", 15 en tout (comme les dimanches des soldes...). Et 15% du SMIC horaire les autres dimanches. En repos, le salarié aura un repos compensateur équivalent aux heures de travail effectuées le dimanche. L'objectif pour tous, c'est l'emploi.»

Un accord librement signé par les protagonistes avec le canon du flingue licenciements pointé sur eux.

Le ton de l'article de La Provence est enthousiaste : enfin des syndicats responsables !

fermeture041211.jpg

Sauf un !

D'ailleurs, Les Echos ont donné la parole au représentant du seul syndicat non signataire. Le ton diffère :

«Cette signature va balayer les cinq arrêtés préfectoraux qui protégeaient les salariés et aggraver les conditions de travail et les distorsions entre les enseignes. Il crée un précédent qui va banaliser l'ouverture dominicale»

Et le représentant de la CGT d'enfoncer le clou (dans la Gazette) :

«Je ne connais pas d’accord en France pire que celui-ci : 15 % du Smic, cela fait 7 euros de plus pour la journée, aucun employeur n’accordera de repos compensateur à la place. Présenter ça comme historique, c’est une arnaque.»

En l'espèce, on mesure combien les notions de libre-arbitre et de volontariat sont très très relatives.

La droite et le patronat profitent des effets d'aubaine du chômage de masse et de la crise de la dette pour imposer, toujours plus, la régression sociale.