La fille de Drucker Jean*, journaliste de son état "fréquente", comme dirait ma grand-mère, Baroin, accessoirement (dans tous les sens du terme) et vaguement ministre de l'Outre-Mer... Franchement, les médias parlent beaucoup trop de cette relation. Tellement que c'en est troublant... Et vi, les médias s'intéressent trop aux paillettes, à la superficialité des choses, au lieu d'aller au fond.

Après tout, il s'agit seulement de l'histoire d'une femme et d'un homme. Elle révèle surtout la proximité sociale et culturelle entre certains politiques et des journalistes "de l'information"... Ajoutons-y aussi certains hommes d'affaires.

Ils sont souvent issus du même milieu social, ont suivi les mêmes études, se fréquentent sur les plateaux TV et sans doute en dehors... Alors, il n'est pas étonnant que des sentiments amoureux naissent...Et quand il n'y a pas l'amour, il n'en demeure pas moins des sentiments amicaux ou une sorte d'esprit de caste qui conduisent ces journalistes à un trop grand respect et à la complaisance dans l'exercice de leur métier... La dernière émission de Chabot sur France 2 avec Sarkozy le prouve jusqu'à la caricature.

Et l'information délivrée est banalisée, pasteurisée, et sans relief. Aller plus loin que les idées reçues, rabachées, stéréotypées et dominantes demande un effort... L'invité arrive, on lit vaguement sa brêve bio, son actualité, et en voiture Simone pour l'interview...

Par exemple, c'est quand même plus sympa d'interviewer Bébéar en le présentant comme un patron social que de lui demander pourquoi sa société délocalise des services entiers au Maroc... Et puis, en plus, ça demande moins de boulot... et ça rapporte peut-être une ristourne pour son assurance !

Ce petit monde médiatico-politique et financier forme une sorte d'élite, une bulle de privilégiés qui n'a aucun intérêt à remettre en cause le système si avantageux pour ces élu(e)s. Alors, pour les infos dérangeantes, apparemment marginales, et les idées qui sortent du conformisme ambiant, circuler y'a rien à voir !

  • bonjour la reproduction sociale : avoir un père et un oncle dans ce monde permet d'ouvrir des portes... Nous ne doutons pas de ses compétences professionnelles mais combien de journalistes restent précaires et pigistes, voire chômeurs alors qu'ils sont autant compétents voire meilleurs qu'elle ?