Effectivement, le Crédit Agricole a choisi Safari... mais pas le système d'exploitation d'Apple.

Définition du Petit Larousse :

Expédition de chasse aux gros animaux sauvages, en Afrique noire.

Franchement, depuis la fin du mandat du président que le monde entier nous enviait, Valéry Giscard d'Estaing, plus connu sous son nom de code VGE, on croyait que les Safaris n'existaient plus...

Pour nous, les safaris évoquent de vieilles images jaunies avec de riches occidentaux suffisants, qui le temps d'un week-end, s'amusent à chasser la bête sauvage comme au temps des colonies.

On ne critiquera même pas le coût de ce Safari... puisque, temps de crise ou non, c'est le contribuable et le salarié de base qui paient de telles agapes : le coût de ce genre de séminaires passe dans les frais généraux, et c'est autant d'argent non imposé... et d'euros en moins sur le bulletin de salaire.

De même, qu'on n'esquissera même pas au détours d'une phrase un bilan du krach boursier, de la récession économique ou des 3 milliards d'euros que l'Etat lui versera.

Il ne faut pas être injuste. Les séminaires sont utiles en récompensant des travailleurs dont le métier est aussi dur qu'exigeant. Ils motivent et reboostent les collaborateurs !

Mais, le choix du safari est d'un mauvais gout achevé qui prouve que cette banque a perdu "le bon sens près de chez vous"... puisqu'un safari n'est en rien exotique pour un banquier.

Au Crédit Agricole, c'est safari tous les jours :

  • dans les agences avec les clients qui menacent de retirer leur blé ou de prendre un crédit pour acheter la dernier modèle de moissonneuse batteuse...
  • à la Bourse où les administrateurs affrontent les traders et la concurrence sauvage.

Par conséquent, le Crédit Agricole devrait organiser des séminaires à la campagne, bien moins coûteux, respectueux de la nature et beaucoup plus dépaysants (encore un jeu de mots, excellent, non ?).

Ainsi, les administrateurs participeraient à de fructueuses et non moins exotiques activités comme les vendanges, les labours, la transhumance ou la moisson... De quoi leur redonner le bon sens !