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Le sujet est très délicat pour trois raisons au moins.

D'une part, on ne peut cautionner l'intervention israélienne à moins d'ignorer le non respect des résolutions de l'ONU, notamment la 242, par ce pays, le refus d'un Etat Palestinien, le blocus de la bande de Gaza, la disproportion des moyens engagés et le nombre importants de victimes palestiniennes.

D'autre part, nous ne pouvons soutenir les agressions répétées sous forme d'attentats suicides et de tirs de roquettes lancés depuis Gaza, la mainmise politique d'un mouvement fanatique et extrémiste religieux qui refuse toute opposition politique à Gaza, la politique des boucliers humains ou la non reconnaissance de l'Etat Israélien.

Enfin, ce conflit attise certaines tensions et exporte un climat malsain. Dans chaque camp, certains n'hésitent pas à passer de l'antisionisme à l'antisémitisme, et d'autres à pratiquer l'amalgame entre personnes d'origine maghrébine et fanatiques islamiques...

Les deux amis d'hier se font aujourd'hui la guerre. Cela peut sembler étonnant mais n'oublions pas que les services secrets israéliens ont soutenu dans les années 80 la création du Hamas pour affaiblir le mouvement palestinien, le Fatah et son chef, Yasser Arafat.

Nous n'oublions pas non plus que le Hamas a rejeté les accords d'Oslo en 1993, de même que ceux qui sont aujourd'hui au pouvoir en Israël.

Pour l'heure, les faucons des deux parties ont politiquement remporté la bataille. Espérons que la population se lassera d'un conflit (religieux ?) qui n'en finit pas. Espérons qu'elle portera au pouvoir des responsables désireux de mettre en œuvre la paix et une véritable politique de coopération entre Israël et la Palestine.

En attendant, il y a urgence humanitaire à stopper, ne serait-ce que provisoirement, cette guerre.

Par conséquent, nous ne nous réjouissons pas de l'échec de l'initiative de Sarkozy.