Ces douces paroles ont été prononcées dimanche, lors de l'émission Ripostes, par le dénommé Lellouche, à l'adresse du porte-parole du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon. Merci à Etiam pour l'info.

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C'est la 1ère fois que nous voyons un politicien proférer sans aucune ambiguïté des menaces de mort à la télévision...

Les paroles de Lellouche ne sont ni innocentes ni isolées.

Ainsi lundi, au lendemain de ce coup d'éclat, le porte-parole de l'UMP, Frédéric Lefebvre a accusé le leader du NPA d'être ni plus ni moins :

"la vitrine légale des casseurs".

Et mardi, c'est Copé, le président des députés UMP, qui s'est illustré en réagissant au discours de S. Royal au Sénégal :

"Ecoeurant, il n’y a pas d’autre mot ! (...) Que Mme Royal.... soit allée humilier notre pays comme elle l’a fait à l’étranger, c’est juste indigne et scandaleux".

Mélenchon sur l'adhésion à l'OTAN, Besancenot sur les violences à Strasbourg et Royal sur le discours très très douteux de Sarkozy sur "l'homme noir" n'ont reçu de l'UMP que menaces et insultes.

Cette droite décomplexée ne défend même pas son passif bilan !

Cette droite extrême ne cherche même plus à argumenter pour répondre aux critiques de l'opposition.

Cette droite de droite se contente d'user et d'abuser de la violence verbale...

Cette droite populiste refuse le débat démocratique.

Pour conclure, ces quelques lignes de Vincent Quivy qui illustrent à merveille le pouvoir actuel :

"La France de Sarkolusconi est ainsi : elle repousse les limites et instaure, comme John F. Kennedy, de nouvelles frontières. À ce détail près qu’il ne s’agit là ni de politiques étrangères ni de politique intérieure. Il s’agit juste de morale, le vilain mot, dont on repousse chaque jour un peu plus la limite, avec en filigrane, cette règle érigée en statut présidentiel : quand on a le pouvoir, tout est permis. Il n’y a plus ni morale, ni loi."