cathodique.jpg Quand se produisent des catastrophes, style crash aérien ou tsunami, des faits divers bien dégueulasses, genre assassinats d'enfants, ou la disparition d'un star interplanétaire comme Carlos, les médias tombent systématiquement dans la surenchère.

On a beau changer de disque rayé station ou de chaine, ce sont toujours les mêmes commentaires dithyrambiques et analyses élogieuses qui tournent en boucle, au point qu'il est évident que les médias exploitent jusqu'à l'excès le décès d'autrui et les passions des admirateurs.

Cette surenchère morbide est malsaine.

La plupart des médias n'informent plus, ils divertissent... Aussi, la frontière entre journaliste et animateur devient ténue, non ? L'information sombre dans le divertissement et le divertissement se déguise en information... Tout se mélange et se confond, plus aucune hiérarchie de l'information n'est respectée.

Ainsi, la mort d'une personne célèbre, sujet d'information-divertissement, domine l'ensemble des informations, au point de maltraiter les autres informations en les classant à un rang anecdotique.

Entre nous soit dit, la mort de Michael Jackson "tombe" à pic pour le pouvoir UMP, au moment même où sont publiés les chiffres officiels, et néanmoins catastrophiques du chômage, surtout ceux des jeunes.

Pendant que la musique médiatique tourne en boucle, la caravane de l'UMP continue tranquillement sa route...