Vendredi, Gogole a verrouillé Sarkofrance sans préalablement prévenir ni avancer la moindre raison à notre blogueur. On comprend l'émoi du taulier, Juan, par contre on s'étonne que quelques left-blogueurs se soient laissés aller jusqu'à imaginer un complot ourdi par la galaxie sarkozyste !

Il nous semble que l'UMP est bien trop occupée à sauver le soldat Hortefeux. De plus, l'influence des blogs, même très zinfluents, demeure marginale. Enfin, Sarkozy dispose d'un tel boulevard pour 2012, que les blogs contestataires doivent représenter pour lui et ses potes, le cadet de leurs soucis !

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Nous ne connaitrons sans doute jamais ce qui a amené Gogole à verrouiller le blog de notre confrère. Samedi, la multinationale a remis en service Sarkofrance sans donner la moindre explication.

Un petit grain de sable a enrayé les rouages de la grosse machine...

Est-ce un incident technique ou une décision à l'emporte-pièce après la plainte d'un utilisateur ? Le plus étonnant est l'absence de justification et d'excuses de la part d'un acteur clé du secteur des nouvelles communications !

Ce silence s'explique probablement par la considération que Gogole a pour ses utilisateurs...

Gogole n'est pas une coopérative autogérée, une petite entreprise artisanale ou une association de bisounours et de philanthropes;

Gogole est une pompe à fric.

Son modèle économique est un cas d'école.

Gogole monnaye sa position dominante auprès des annonceurs de pubs et des sociétés qui désirent placer leurs sites en tête de liste.

Gogole assure sa situation en attirant le maximum d'utilisateurs... et si possible en les fidélisant.

A l'origine, Gogole était une coquille vide, un simple mais efficace moteur de recherche. Peu à peu, l'entreprise a "offert" d'autres services tels que les boites mails, la bureautique, les espaces de stockage, les blogs et les outils tournant tout autour...

En fidélisant ses utilisateurs, en les incitant à créer du contenu, Gogole a mis en place à un système diabolique, et ce n'est pas Benoit 16 qui démentira !

Gogole se nourrit sur la bête.

Gogole s'enrichit grâce aux contenus que produisent ses utilisateurs... Des contenus fabriqués gratuitement qui génèrent des visites, donc du trafic pour qui vous savez...

Avouez quele système est formidablement efficace et cynique.

Le client Gogole estime réaliser une bonne affaire en utilisant gratuitement les outils Gogole. Ces derniers lui permettent de créer du contenu. Ledit contenu étoffera l'offre et apportera de nouvelles visites à notre multinationale.

Dans ce système apparemment équilibré, le grand gagnant est Gogole qui exploite la main d'œuvre de l'utilisateur, sans jamais le rémunérer. En somme, nous avons des ouvriers qui s'ignorent et qui bossent gratuitement pour un patron : étonnant, non ?

D'ailleurs, d'autres entreprises tentent d'imiter Gogole : 20 minutes, le monde via le post, et d'autres que nous ne connaissons pas...

Certes, Gogole & co permettent de goûter gratuitement au blog... Mais, est-ce raisonnable de poursuivre, de donner de son temps et du contenu à une multinationale, de faire confiance à des gens qui possèdent un tiroir caisse à la place du cerveau ?

Confier ses affaires à Gogole n'est pas un acte anodin.

Ne désirant pas contribuer aux bénéfices d'une multinationale durant nos loisirs, nous avons opté pour un blogage plus cohérent avec nos idées, à base de logiciels libres avec un hébergement artisanal localisé en France.

Vous confieriez les clés de votre bagnole à un chauffard notoire, vos secrets de famille à la pipelette de service et vos enfants à un pédophile reconnu ?

PS : si un geek peut nous proposer une alternative libre à gogole reader, nous sommes preneurs...