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Le lecteur découvre l'âge d'or du cinéma italien, les magouilles au Vatican, une noblesse décadente, les affaires de mœurs, la corruption politique, la puissance de la mafia, les attentats fascistes bizarrement non résolus, les assassinats de juges et de journalistes, la violence d'État et le meurtre de Pasolini, le rôle trouble de la loge P2, l'Amérique qui semble tirer les ficelles dans l'ombre, les brigades rouges manipulées, et la fin tragique d'Aldo Moro que l'auteur, à l'instar de L. Sciascia, met sur le compte de la classe politique et de l'Église...

En mettant en scène un vieux prince au seuil de sa mort, hors du commun et témoin privilégié des intrigues de son temps, qui se confie à son prêtre, Simonetta Greggio brosse le tableau de l'Italie des années de plomb, à la fois brillante aux plans intellectuel, culturel et artistique mais aussi déliquescente politiquement et moralement. Un Etat qui n'était ni de droit, ni démocratique malgré les apparences.

Une fresque passionnante, annonciatrice de la comédie tragique des années Berlusconi.

A lire.