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Précisément, jusqu'au jour où la social-démocratie a soutenu un texte européen qui gravait dans le marbre les dogmes de l'idéologie néo-libérale. Certes, il y avait bien eu des alertes sous Mitterrand ou Jospin, mais ces derniers se prévalaient de l'exercice du pouvoir, de l'urgence et d'une sorte d'impréparation en temps de crise...

Or, en 2005, le PS ne pouvait bénéficier de circonstances "atténuantes". Dans l'opposition, le PS avait suffisamment eu le temps de la réflexion sur son bilan et sur la crise sociale et économique pour rectifier le tir. Idem deux ans plus tard pour le traité de Lisbonne.

Ailleurs, la même trajectoire a été suivie par les autres partis membres du PSE. En Grèce ou en Espagne, la social-démocratie n'a jamais osé résister aux diktats des marchés financiers. Au contraire, en élève zélé, elle a même devancé les ordres des marchés financiers en menant une politique dite de rigueur et d'austérité qui frappe exclusivement les classes populaires et moyennes avec le gel des salaires, la diminution du nombre de fonctionnaires, les privatisations, la dérégulation du marché du travail...

Les indignés de la Puerta del Sol. dénoncent cette politique de droite qui préserve les privilèges de l'oligarchie.

Quand la gauche n'est plus la gauche, quand le parti hégémonique à gauche, autrement dit la social-démocratie, soutient des politiciens de droite ou mène des politiques de régression sociale, leurs victimes, les classes populaires et moyennes, ne se reconnaissent plus en elle.

Aussi, se référer au clivage gauche - droite en désignant systématiquement la social-démocratie comme unique représentant de la gauche est devenu un non-sens, une fiction, bref quelque chose qui ne correspond plus à la réalité. Il serait temps de se réveiller dans le monde réel pour éviter une nouvelle désillusion...

Quand la gauche n'est plus la gauche, elle perd... 2002, 2007... 2012 ?

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