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«Monsieur le 1er ministre Fillon,

Au nom de tous les membres du jury de l'IIMTRR, institut international Magaret Thatcher - Ronald Reagan, la crème de la crème de l'oligarchie, j'ai le privilège de vous remettre notre prix annuel, le prix Pinochet.

C'est, chers amis, la première fois dans l'Histoire de de l'IIMTRR que nous remettons à un dirigeant de nationalité française notre prix. C'est un symbole d'autant plus fort que le dernier lauréat européen était le chancelier socialiste Schröder qui avait lancé une politique économique, et surtout sociale, extraordinairement audacieuse !

Le prix Pinochet récompense l'action et les décisions d'un responsable politique qui - adaptées aux us et coutumes de son temps et de ses indigènes - s'inspirent directement de l'œuvre éternelle du grand humaniste et démocrate Augusto Pinochet.

En effet, Monsieur le premier ministre, plus que n'importe quel autre dirigeant, par vos convictions sociales, votre perspicacité et votre courage, vous menez, depuis plus de dix ans, la désoviétisation de la France !

Comme nous l'a fait remarquer, le prix nobel d'économie solidaire Denis Kessler :

« les différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…»

Ce jeune intellectuel pétri de valeurs sociales nous a démontré combien :

« il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception.(...) sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance !»

Vous avez, Monsieur le Premier ministre, accompli dans l'ombre présidentielle, un travail remarquable.

Vous avez su saisir toutes les opportunités historiques : profitant de la crise des subprimes pour plonger dans les abysses les comptes de la Nation, puis ensuite, entretenant la crise et la peur avec la complicité des médias dominants, des éditocrates et des agences de notations... Et enfin, grâce à ce travail opportuniste et audacieux, vous avez pu imposer les indispensables réformes.

Ainsi, à l'issue d'une brillante campagne de manipulation de l'opinion publique, vous avez redonné aux nôtres, le patronat, la bourgeoisie et l'oligarchie, l'essentiel de ce que le mouvement ouvrier avait conquis au siècle précédent, sans que le Parti socialiste conteste le fond de votre politique grâce au Traité de Lisbonne... La vengeance est un plat qui se mange froid.

Messieurs, admirez l'artiste : la sécurité sociale est réduite à une peau de chagrin, la santé publique est en cours de démantèlement, ses plus beaux restes vendus pour une bouchée de pain à des cliniques privées, la retraite à 60 ans appartient au passé, même pour les travailleurs ayant cotisé très tôt, les assurances privées vendent comme des petits pains des retraites par capitalisation, la fiscalité revue et corrigée est maintenant favorable aux classes dirigeantes, les pensions de travailleur handicapé imposées, les salaires de la multitude gelés, la RGPP réaffirmée !

Vive les dettes et la rigueur pour les classes populaires et moyennes !!!

Mieux encore, s'inspirant de l'œuvre de justice sociale de notre Maître à tous, Augusto Pinochet, François Fillon, vous avez libéré la main invisible et l'esprit d'entreprise en France, pays réputé pour son assistanat et son État omnipotent !

Par conséquent, au nom de l'IIMTRR, sous vos applaudissements, je vous prie d'accepter le prix Augusto Pinochet, du nom de celui qui appliqua courageusement et démocratiquement les sages et sociales règles néo-libérales de Milton Friedman

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