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Tout billet, toute adresse et toute question ne traitant point exclusivement du sarkozisme sont quasiment considérés comme des actes de trahison par le PS : prière de rester dans la ligne, malheur à celui qui s'en écarte ! [1]

En l'espèce, la communauté socialiste refuse le débat pour ne pas reconnaître ses erreurs passées (soutien au TCE et au Traité de Lisbonne), et pire encore, une alliance avec la droite centriste de Bayrou est sérieusement envisagée !

La tactique socialiste consiste à ne livrer opportunément, au gré de l'actualité, que quelques vagues indications programmatiques - respect de la règle d'or, donner du sens à la rigueur, EPR, emplois senior-junior - et inlassablement pilonner la politique de la droite, comme si, cette politique-là, était propre à Sarkozy.

Comme si la France était isolée, étrangère à cette Union à la dérive, à cette Europe du Traité de Lisbonne... Le meeting de Toulon permettra à nos amis socialistes de critiquer Sarkozy sans pour autant avancer des propositions en rupture avec l'orthodoxie dominante, responsable de la régression sociale.

En dire le moins possible sur le véritable programme de Hollande jusqu'en mai 2012, parce qu'en quelque sorte, le hollandisme sera du sarkozisme sans Sarkozy !

Ailleurs, on appelle ça le néo-libéralisme.

Les socialistes misent exclusivement sur le rejet de la droite, ce qui est un pari très risqué parce qu'avec les moyens de l'Etat et des médias dominants complaisants à la disposition de la droite, il n'est pas certain que le TSS domine toujours la société en mai 2012.

Mais, imaginons que le PS emporte la mise. Quelle sera alors la marge de manœuvre du nouveau président?

«François Hollande envisage un effort de 50 milliards d'euros de redressement budgétaire supplémentaire sur 2012 et 2013 pour réduire le déficit public à 3%.»

Et le journaliste de Challenges de citer la conseillère Hollandaise, K. Berger :

«On fera tout pour conserver la note 'triple A' et si, par malheur, on devait la perdre, on s'engage à tout faire pour la rétablir.»

Faire tout, sauf... s'opposer aux marchés et aux dogmes néo-libéraux, comme Papandreou et Zapatero.

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Notes

[1] quid du PASOK allié à la droite et à l'extrême droite, de l'internationale socialiste dirigée par Papandreou, de la défaite de Zapatero, du respect des dogmes néo-libéraux par les socialistes espagnols, portugais et grecs ?