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Les lieutenants du candidat socialiste ont critiqué, à juste titre, la politique calamiteuse de la droite sanctionnée par la perte du triple A.

Le premier ministre a répondu en deux temps. D'abord, il a affirmé, avec le toupet, qui le caractérise que la dégradation de la note de la France ne sanctionne pas la politique qu'il mène depuis 2007. Ensuite, Fillon a suggéré avec habileté que Hollande :

«pourrait soumettre son programme électoral à Standard & Poor's. (...) Il serait intéressant de savoir ce qu'une agence de notation pense d'un programme dans lequel il n'y a que des augmentations de dépenses et des hausses d'impôts (...).»

On pensait naïvement que l'ensemble du PS répondrait clairement que les agences de notation, fers de lance des spéculateurs et défenseurs de l'idéologie néo-libérale, n'ont aucune légitimité à noter un programme électoral ou un pays.

Or , il s'est trouvé un lieutenant de Hollande, pas n'importe lequel, son porte-parole, un dénommé Le Roux pour donner cette réponse :

«le projet socialiste (...) est tout à fait de nature à rassurer les agences de notation.»

Qu'aujourd'hui un socialiste encarté et élu du PS se vante que le programme de son candidat rassure les marchés, c'est un peu comme si, dans les années 20-30, un humaniste auto-proclamé déclarait avoir des convergences avec Hitler ou Mussolini, non ?

Cette polémique, un peu artificielle sur le fond, a eu le mérite de confirmer qu'à l'instar de ses partis frères du Parti socialiste européen, __le PS n'a aucunement l'intention de résister aux exigences de la finance_.

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Le Front de gauche appelle à la résistance !