fermetureneige005022012.jpg

Même nos camarades du site les amis du dimanche dédié à la lutte contre le travail dominical ne l'ont pas su. Pour la petite histoire, le seul média dominant à avoir fait le service minimum est le Figaro, propriété de l'héritier milliardaire industriel avionneur et par ailleurs sénateur UMP de l’Essonne:

« Le tribunal de grande instance (TGI) de Paris a ordonné à des supérettes parisiennes de respecter les règles sur le repos dominical sous peine d'astreintes financières, a indiqué aujourd'hui une intersyndicale à l'origine de précédentes condamnations similaires. La législation permet aux commerces alimentaires d'ouvrir le dimanche jusqu'à 13H00 et, à Paris, un arrêté préfectoral exige un jour de fermeture hebdomadaire le dimanche ou le lundi.»

Le communiqué du CLIC-P qui regroupe tous les syndicats de salariés est plus précis :

« le Président du TGI de Paris a ordonné aux supérettes (sous enseignes Franprix, Carrefour City, G20, Casino, et Super U) de respecter les règles sur le repos dominical et le jour de fermeture sous astreinte de 7 000 € par infraction constatée.Elles devront cesser d'employer des salariés, au plus tard à 13 heures le dimanche et faire le choix de fermer le dimanche ou le lundi afin de respecter l'arrêté préfectoral applicable aux commerces alimentaires à Paris.»

Le CLIC-P rappelle que cette décision de justice fait suite à d'autres condamnations. mais surtout :

«Le Clic-P constate également la carence de l’Etat à faire cesser les infractions qui perdurent sur Paris et l’invite à faire appliquer ces décisions contre toutes les enseignes.»

Une carence qui est de la responsabilité directe du gouvernement avec la RGPP qui a diminué les effectifs des inspecteurs du travail et ce duo Lefebvre-Bertrand qui encourage la délinquance patronale (cf. l'article de la semaine dernière)...

Les médias dominants, si prompt à dénoncer l'insécurité et les manquements de l’État, sont restés muets devant ces faits comme s'ils approuvaient cette délinquance patronale... Si les mêmes pouvaient faire preuve de la même complaisance à l'égard des salariés légalement en lutte et en grève, ou tout au moins ne les assimilaient plus à des "preneurs d'otages", l'information y gagnerait ! [1]

fermetureneige050212.jpg

Notes

[1] allez voir les nouveaux chiens de garde