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La radio la plus écoutée, RTL, a donné un large écho à l'initiative du PDG de Bricorama qui a donné aux 577 députés une boite à outils (entre 57 et 76 euros) :

« Un colis spécial pour les députés. Ils vont bientôt recevoir une boite à outils. C'est le moyen trouvé par les magasins Bricorama pour plaider sa cause : l'ouverture des magasins le dimanche. »

De même que le JDD de frère Lagardère :

« Jean-Claude Bourrelier, président de Bricorama, enverra demain une caisse à outils à tous les députés avec un mètre pour mesurer les erreurs de la loi sur le travail dominical, un stylo et un pinceau pour les corriger. Le commerçant risque une condamnation d’environ 19 millions d’euros pour avoir ouvert le dimanche sans dérogation.»

Bizarrement, ces médias ont oublié de signaler la position des salariés et de leurs représentants sur la question du travail dominical ! De même qu'ils ont omis de préciser que le PDG de Bricorama avait violé la loi ! Et qu'il avait été même condamné par les tribunaux. C'est ballot...

Ne faut-il pas voir dans ces oublis majeurs un exemple d'échanges de bons procédés entre des commerçants qui défendent les mêmes intérêts et des médias dominants complaisants qui espèrent publier la publicité de cette enseigne et recevoir en contrepartie pour ce service des milliers d'euros ?

La liberté d'expression, dont on nous a récemment cassé les oreilles, est bien relative avec des médias dominants dont la survie dépend grandement de l'argent de la publicité et des largesses des entreprises du CAC 40.

Trouvez-nous une campagne de presse contre les privatisations pour défendre le bien public, avec éditoriaux à gogo et divers articles pour dénoncer le pillage du bien commun au profit d'une minorité d'oligarques... Vous serez bredouilles.

La liberté d'expression s'arrête là où commence le commerce. Celle du peuple aussi.