Après les aveux de Cahuzac, l'évadé fiscal en charge de lutter contre l'évasion fiscale, voici donc Guéant, le RGPPiste sarkoziste chargé de serrer la ceinture des fonctionnaires, qui avoue avoir reçu mensuellement plusieurs milliers d'euros en liquide et dans la plus totale opacité !

5maioeillets2.jpg (visuel de Naz Oke)



Sous la droite sarkoziste, la fonction publique d'État a été dénigrée, parfois même qualifiée d'incompétente, de privilégiée, d'improductive et de trop coûteuse. Elle a été soumise à la RGPP, et l'est encore avec la MAP.

Le leitmotiv de cette politique néolibérale est qu'il faut stopper le coût grandissant de la fonction publique d'État parce que son poids est trop lourd dans les finances publiques et qu'il handicape, à mesure qu'il progresse, la compétitivité du pays et de ses entreprises.

Aussi, au nom des impératifs économiques, la situation du fonctionnaire des catégories C et B, voire A, s'est considérablement dégradée, suivant d'ailleurs la même pente glissante que celle des salariés : baisse du pouvoir d'achat (gel du point d'indice), évolutions de carrières bloquées, faible nombre de places aux concours, fin de la sécurité de l'emploi, difficultés à se faire muter en raison de la suppression de postes, dégradation des conditions de travail, pression de la hiérarchie, et réforme des retraites.

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Carole Moniolle, maître de Conférences à Paris X-Nanterre, dans une note, Les rémunérations dans la fonction publique d'État : vers une nouvelle cohérence ? démonte ce postulat : il appert que la part de la fonction publique d'État dans le PIB n'a cessé de baisser depuis 30 ans.

La RGPP-MAP repose donc sur un mensonge qui, hormis la noblesse d'État, fragilise toute la fonction publique d'État et les services publics. La qualité de ces derniers a baissé malgré les efforts des personnels, certains ont même été privatisés, dégradant les conditions de vie des usagers, en particulier celles des classes populaires.

Bref, tandis que le commun des fonctionnaires et des usagers des services publics devaient se serrer la ceinture à cause de la RGPP, Guéant, le bras droit de Sarkozy, et quelques membres de la noblesse d'État percevaient une prime mensuelle supérieure au revenu moyen en dehors de toute réglementation et de tout contrôle démocratique !

Les affaires Cahuzac et Guéant révèlent que la Cinquième République protège les privilèges et les turpitudes de l'oligarchie, et bafoue l'égalité des droits.

Aussi, le 5 mai, nous serons en marche pour l'abolition des privilèges et la République sociale.

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