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Jacques Attali, l'auteur de ces phrases n'a fait l'objet d'aucune condamnation par ses pairs, ni subi de campagne médiatique pour ses propos.

D'ailleurs, il n'en a jamais souffert puisqu'il a collectionné et cumulé postes, fonctions et honneurs :

  • conseiller du président de la République,
  • banquier à la BERD (il démissionna après un scandale),
  • président d'ONG,
  • fondateur d'une société spécialisée dans la fusion-acquisition des sociétés (c'est cool la mondialisation),
  • administrateur et membre du comité exécutif d'un broker suisse Kepler Cheuvreux (acteur indispensable de la spéculation financière),
  • éditorialiste sur le net, dans la presse et même à la télévision.

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A ses heures perdues, cet "intellectuel" - accusé de plagiat se pique de littérature, de théâtre, de philosophie, et même de musique...

Mais, c'est surtout en économie que les médias sont friands de ses conseils... Depuis la crise des subprimes qu'il n'a pas vu venir, Jacques Attali a adopté la posture du vieux sage avec un nouveau look faussement négligé, cheveu hirsute et barbe de trois jours, du penseur détaché de toutes les basses contingences. Il est omniprésent dans les médias pour asséner des leçons à la Terre entière... ce qui ne l'empêche pas de manger à tous les râteliers en présidant par exemple une commission officielle sous Sarkozy puis sous Hollande.

En l'espèce, Attali est un fanatique de l'Union européenne et de la mondialisation qui ne supporte pas la contradiction, faisant fi de toute sa culture et de l'Histoire, pour ranger par exemple le FN et le Front de gauche dans le même sac ou pour qualifier Mélenchon de zélateur du régime de la Corée du Nord.

Attali n'hésite jamais à défendre les intérêts de l'oligarchie en resservant à ses lecteurs la fumeuse théorie du ruissèlement.

Actualité oblige, parce qu'Attali n'est qu'un zélé chien de garde du système capitaliste, il soutient mordicus le projet Hollande de réforme des retraites. Il est vrai que par rapport à la citation en introduction, Attali a mis beaucoup d'eau dans son rosé...

Mais finalement, en rallongeant la durée des cotisations, en condamnant les retraités à la misère tout en cassant les services publics, en particulier la sécurité sociale et l'hôpital public, Attali défend une politique de régression sociale qui s'apparente à l'euthanasie. [1]