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Le patron de Nissan-Renault dont l'Etat est actionnaire.

D'après La Tribune, ce dernier aurait gagné 10 millions d'euros en 2013 : 10.000.000 euros.

Je ne suis pas matheux. Les chiffres me rebutent mais parfois, je prends la calculette pour essayer d'y voir plus clair.

Mensuellement, Carlos Gohn a donc touché 833.333 euros.

Le salarie mensuel d'un salarié au SMIC est de 1 445,38 euros.

Par conséquent, Carlos Gohn gagne mensuellement l'équivalent de 577 SMIC soit plus de 18 SMIC par jour !

Le salaire mensuel de ce grand patron équivaut à 48 ans de SMIC.

Cela signifie que Carlos Gohn gagne plus en un mois ce qu'un smicard gagne durant toute sa vie.

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Est-ce nécessaire de commenter cet exemple édifiant et concret ?

De surcroît, il est fort à possible qu'avec l'optimisation fiscale le patron de Nissan-Renault paie proportionnellement moins d'impôts sur le revenu qu'un smicard.

Et pour boucler la boucle de l'indécence et du cynisme, je rappelle que c'est cet individu qui a gelé les salaires de ses travailleurs et augmenté la durée du travail en 2013, soit disant pour sauver Renault, avec l'aide active du gouvernement PS (merci l'ANI !) et de syndicats jaunes.

« Pardon ? Ah oui Madame Michu, la CGT et le Front de gauche sont extrémistes et populistes en luttant contre les inégalités sociales. Sont vraiment pas réalistes avec leur lutte des classes ! D'ailleurs, les experts et les journaux le disent bien...»

Comme chaque année, les médias dominants évoqueront timidement la modération salariale des grands patrons.

Le gouvernement chantera un couplet sur la régulation à défaut de prendre des dispositions légales et réglementaires.

Et devant les caméras, le PS gesticulera sur le plafonnement des salaires des grands patrons tandis que le FN fera diversion en affirmant que les immigrés sont responsables du chômage et de la régression sociale.

Dans le désert médiatique, le Front de gauche rappellera sa proposition de limiter l'échelle salariale de 1 à 20 dans toutes les entreprises.

Et devant un parterre encombré de journalistes, le MEDEF insistera sur l'autorégulation...

Quelques jours plus tard, un think tank publiera opportunément le rapport d'un économiste, breveté de ses diplômes universitaires, mais néanmoins corrompu, sur les rigidités salariales et les charges salariales qui empêchent les créations d'emplois en raison du coût trop important du SMIC... avec l'approbation du gouvernement.

Misère du hollandisme qui laisse faire...

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