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Depuis, cet ardent Strauss-Kahnien - qui a du en apprendre en matière de positions auprès de son mentor - ambitionne un poste à la commission européenne. Le président de la République en a fait le candidat officiel de la France. C'est pour cette raison que les médias relatent sa tournée des grands ducs dans les capitales européennes, où entre oligarques, ses pairs et lui font la bringue avec TINA. Aux dernières nouvelles, nos amis allemands ne goûtent guère à la piquette hollandaise, qu'ils trouvent un tantinet trop molle... Mais ceci est un autre débat !

Pour la petite histoire, les émoluments d'un commissaire européen - gardien des tables de la loi de la saine et sainte concurrence libre et non faussée - sont relativement confortables, soit près de 255.000 euros par an, soit 21.250 euros par mois, soit près de 15 SMIC ! De plus, la position de commissionnaireaire est d'autant plus confortable que ce dignitaire européen n'a de comptes à rendre à personne, en l'occurrence aux peuples des pays membres à qui il demande des comptes, serrés de la ceinture ! Mais ceci est un autre débat !

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Après son retrait du ministère de l'économie, cet ex fervent collègue de J. Cahuzac, le fraudeur chargé de la lutte contre la fraude fiscal, a retrouvé l'Assemblée nationale. Mais, son éventuelle nomination à Bruxelles représentait deux risques potentiels majeurs, une élection législative partielle à haut risque, dans une circonscription où la population garde en mémoire les divers plans de licenciements de PSA, approuvés par des gouvernements dits "socialistes", et surtout la perte de la majorité "socialiste" à l'Assemblée nationale.

Pour éviter ce scénario catastrophe, François Hollande a demandé à M. Valls de nommer le liquidateur - nous dit wikipedia - à la tête d'une mission temporaire. Le parlementaire en mission est automatiquement remplacé par son suppléant en cas de démission.

Ainsi, Hollande est gagnant-gagnant : le PS évite une élection partielle quasiment perdue d'avance et P. Moscovici fait sa tournée promotionnelle sous-couvert d'une mission temporaire officielle aux frais de la République, en l'occurrence de l'Assemblée nationale dont il est un député fictif !

Si la mission confiée est incontestable en termes de légalité externe, elle le semble bien moins au regard de la légalité interne : n'y aurait-il pas, en espèce, un détournement de pouvoir ? En d'autres termes, Pierre Moscovici a-t-il réellement été nommé pour accomplir la mission consacrée à la mobilisation des politiques européennes pour la croissance et l’emploi qui lui a été officiellement attribuée ?

République exemplaire ?