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C'est autrement plus important que le gaspillage de l'argent public dans des grands projets inutiles, la destruction définitive de zones naturelles rares et essentielles à la préservation de l'environnement, la loi d’airain de There is no alternative ou les millions de chômeurs et d'emplois délocalisés, la casse des services publics ou la privatisation de la sécurité sociale, les 20 milliards d'euros publics par an donnés au patronat sans contrepartie dans un contexte de fort endettement public ou l'action de la France pour faire échouer le projet de taxe européenne sur les transactions financières !

Plus sérieusement, le petit monde politico-médiatique est pathétique de médiocrité. Le voilà qui s'empare de cette affaire alors que sa mission consisterait à traiter une actualité bien plus grave, par exemple les circonstances du décès de Rémi Fraisse et celles qui ont permis la décision de construire un barrage surdimensionné, voire inutile à l'intérêt général.

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A part relever, d'une part que la carrière d'un Jean-Pierre Jouyet, ministre de Sarkozy et de Fillon, puis aujourd'hui secrétaire général de l'Elysée, est symptomatique du relativisme du clivage gauche-droite dans la sphère oligarchique, et d'autre part que la séparation entre les pouvoir exécutif et judiciaire n'existe pas... le reste n'est que supputations, affabulations, spéculations et divertissements.

Seuls ceux qui appartiennent encore à ce petit monde politico-médiatique ou qui croient encore au clivage gauche-droite incarné par le PS et l'UMP peuvent se sentir concernés par cette "affaire". Pour les autres, les plus nombreux, elle ne fait que confirmer que cette classe oligarchique ne travaille pas pour l'intérêt général.

D'où des attitudes qui vont de la lassitude au rejet chez les classes populaires et moyennes qui se traduisent soit par un vote FN, soit par une abstention, soit par des luttes qui échappent à des organisations traditionnelles.

Malgré cette crise politique, la Cinquième république permet de légitimer les pouvoirs exécutifs et parlementaires. La Constitution du 4 octobre 1958 organise les institutions de telle manière que ces dernières paraissent solides malgré l'impopularité constante des majorités parlementaires et de l'exécutif. Mais, en fin de compte, cette solidité n'est peut-être qu'illusoire ?

Un régime tombe après une révolution ou une insurrection. Il peut aussi s'effondrer de lui-même parce que le peuple ne croit plus en lui malgré des réformes. L'URSS s'est effondrée ainsi, faute d'adhésion populaire... et pourtant elle semblait indestructible !

Alors, combien de temps tiendra encore la Cinquième République ?

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