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Nous vivons un extraordinaire moment de communication grâce aux "grands" médias qui ont ôté leur uniforme kaki militaire pour revêtir celui de l'écologiste. Quel que soit l'uniforme, tout le monde doit marcher au pas !

Du feuilleton noir de la lutte contre le terrorisme à celui du sauvetage du climat, nous sommes toujours dans une opération de sécurité, personne ne bouge, et surtout ne manifeste parce que derrière chaque manifestant se cache un terroriste potentiel, où pire un-e citoyen-ne écolo qui ne prend pas pour argent comptant la belle fable préparée par les communicants qui pantouflent à l'Elysée.

Attention, il s'agit de sauver le climat ! Comment dire ? On entend de ces absurdités, non ? Un climat qui se réchauffe ou qui se refroidit n'est pas en danger de mort, ça reste le climat, il évolue continuellement.

Plutôt que d'affirmer qu'il faut sauver le climat, il vaudrait peut-être mieux dire qu'il faut sauver l'Humanité et l'environnement d'un système absurde et mortifère qui ne profite qu'à une poignée de privilégiés, non ? Plus exactement à 1 % des plus fortunés qui possèdent 50 % des richesses de la planète.

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Tous les partis politiques et les institutions internationales ainsi que les multinationales et les relais médiatiques des classes possédantes ne cessent de nous culpabiliser. L'Homme serait donc responsable du changement climatique. Or, le changement climatique est un pléonasme, non ? Le climat ne cesse d'évoluer. J'ai même un lointain souvenir scolaire de la période glacière... Est-ce que l'homme "moderne" accélère dans un sens ou dans un autre un phénomène aussi complexe que le climat ?

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Je ne saurais répondre. Je ne soutiens ni le camp des climato-sceptiques, ni celui qui affirme que l'Homme influence le climat. Et, je suis dubitatif quant au débat portant sur la possibilité de limiter la hausse des températures.

D'ailleurs, est-ce essentiel ?

NON.

L'état social et environnemental du globe devrait mettre tout le monde d'accord pour prendre de véritables mesures.

Or, j'ai un mauvais pressentiment pour cette COP21 en constatant que Hollande est devenu le héraut de l'environnement.

En l'occurrence, la politique du capitaine de pédalo est profondément anti écologique via la loi Macron et ses bus au diesel, la législation pro diesel, l'absence de politique volontariste pour développer les nouvelles énergies, la banalisation du travail dominical qui incite la surconsommation et les déplacements automobiles, la création de la poubelle nucléaire de Bure et la confirmation du programme de la filière EPR, l'abandon du ferroutage et du service public des chemins de fer, la décision de détruire une des dernières zones humides de France en construisant l'aéroport de Notre Dame des Landes.

Cette COP 21 et toutes les conférences du même acabit à venir ne seront que de vastes entreprises de communication tant que les responsables politiques demeureront attachés à un système économique et social productiviste qui exploite et qui gaspille sans compter les ressources naturelles et humaines.

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Au préalable, il faudrait tirer le bilan d'un système où l'homme est quantité négligeable au même titre que l'environnement. Où les normes pour améliorer les conditions de travail et pour lutter contre la pollution sont quasi inexistantes ou peu appliquées tant elles sont considérées comme un frein à l'emploi, mais surtout aux profits.

Un système qui pousse au gaspillage des ressources naturelles via le productivisme, la sacro sainte croissance économique et son mirage du plein emploi, l'obsolescence programmée, les délocalisations, la surconsommation, la course aux profits, à l'accumulation...

Or, ce système risque d'être conforté par le grand traité transatlantique (TAFTA). En l'espèce, d'après le peu d'informations qui s'échappent des négociations tenues secrètes (c'est ça la démocratie dans le système capitalisme), ce traité maltraitera particulièrement les populations et l'environnement avec la suppression de la plupart des rares normes environnementales, sociales et sanitaires existantes. De surcroît, les multinationales devraient avoir la suprématie sur les peuples représentés par les Etats, via des tribunaux dits d'arbitrage... Il devrait résulter également un essor des OGM, de l'agriculture industrielle, de l'utilisation des pesticides et des produits phytosanitaires, de la production et de la consommation de biens manufacturés dangereux pour l'Homme et pour l'environnement.

Que je sache, Hollande est favorable à TAFTA, non ? Et, le parti dit socialiste, non ? Et, c'est la commission européenne qui négocie ? Tandis que les "grands" médias ne s'empressent guère d'éclairer, d'investiguer...

Aussi, Hollande et les "grands" médias nous vendent une sorte changement sans changement lors de cette COP 21, soit le fantasme du capitalisme vert et de la croissance verte. Un rêve quasiment prométhéen où la science sauverait, non pas le climat, mais un système capitaliste qui nous conduit dans le mur : à force de gaspiller des ressources naturelles limitées...

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Sans vouloir gâcher la fête de l'écologie en costards-cravates et tailleurs chics, il est plus que probable que l'Humanité subira encore la dégradation de la qualité de l'air, de l'eau et de la biodiversité tant que perdurera le dumping environnemental et social inhérent au capitalisme.

Par conséquent, plutôt que de passer son temps à ergoter sur telle ou telle mesure bidon pour éviter une hypothétique augmentation de 1, 2, 2,5 % des températures, genre marché unique du carbone, incitations fiscales diverses et variées qui profitent aux plus aisés et qui lèsent la majorité de la population, il serait temps de prendre des mesures simples et efficaces, en priorité dans les pays les plus riches afin que les autres suivent pour réduire drastiquement le gaspillage des ressources naturelles, les inégalités sociales et la pollution.

Pour conclure, voici une petite liste non exhaustive de mesures :

  • interdiction d'utiliser les énergies fossiles suivant un calendrier prévisionnel,
  • interdiction de vendre et de circulation des voitures fonctionnant au diesel,
  • obligation de brider les moteurs à une certaine vitesse (130 km/h ?),

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  • interdiction d'utiliser des produits phytosanitaires et des engrais chimiques,
  • fermeture des fermes industrielles,
  • réduction drastique du temps de travail et redistribution des richesses,
  • nationalisation des entreprises de traitement des déchets industriels et ménagers,
  • nationalisation des secteurs de l'eau et de l'énergie,
  • sanctions pénales non sursitaires pour les patrons pollueurs,
  • établissement d'un réseau de ferroutage et de merroutage,
  • interdiction aux poids lourds de dépasser un certain kilométrage (à déterminer) par jour ,
  • taxation du kérosène au même niveau que le carburant des automobiles,
  • plan de lutte contre le gaspillage énergétique,
  • aide au développement local et aux circuits courts,
  • normes sociales et environnementales pour les biens importés,
  • accueil des réfugiés.

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