Macron, archétype de l'ambitieux conformiste et soumis

un léger décalage...

Billet

En attendant le projet de loi portant modification de la loi Macron promis par la la ministre du chômage et de l'exploitation sociale, Mme Myriam El Khomri, les médias dominants sont passés à un autre sujet...

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C'est l'occasion de revenir sur Macron. Ces derniers temps, le financier s'est beaucoup exprimé : durée légale du travail, 35 heures, panneaux publicitaires, etc. Le banquier d'affaires a l'habitude de briser les tabous, selon ses propres dires ! C'est sa marque de fabrique. Il la maîtrise tellement qu'il concurrence Valls. L'embêtant, c'est que ce pur produit de la technocratie est ministre de l'économie. Il est regrettable que personne au PS ou au gouvernement ne l'ai informé que le titulaire d'une charge publique est tenu de défendre l'intérêt général, et non les intérêts d'une caste de privilégiés, pour la plupart par héritage.

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Macron est le chouchou des médias qui reprennent ses formules sur les tabous. Sachant qu'il a touché à la philosophie dans sa prime jeunesse, c'est à se demander s'il ne se prend pas pour le Denis Diderot du XXIème siècle ! Sauf que publier L'Encyclopédie participait à libérer les Hommes des chaines de l'obscurantisme, tandis que Macron s'affaire à donner plus de libertés à une minorité d'Hommes (les patrons) au détriment de la majorité (les salariés). Le philosophe des Lumières risquait sa liberté, voire sa vie pour combattre l'ordre social du clergé et de la monarchie, tandis que le banquier d'affaires suit un plan de carrière qui l'a mené à fréquenter les plus hautes écoles de la république, à travailler dans la haute administration, puis à s'enrichir dans la banque d'affaires en faisant de la spéculation, avant d'être nommé à Bercy par le fait du prince...

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Macron incarne l'ordre social en restreignant les libertés des salariés. Parce que banaliser le travail dominical revient à interdire aux salariés de disposer de leur dimanche comme bon leur semble en toute liberté. Vouloir revenir sur les 35 heures ou flexibiliser les 35 heures, c'est se fixer l'objectif de rendre corvéables et malléables les salariés. Détruire le code de travail, c'est donner l'impunité au patronat et désarmer les salariés.

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Aussi, briser des tabous dans la bouche de Macron et de ses amis n'a qu'une seule signification : précariser les salariés et renforcer leur subordination au patron... Et accessoirement, renformer la domination des d'une caste qui profite impunément du système capitaliste.

Commentaires

1. Le dimanche 7 février 2016, 11:13 par AgatheNRV

Évidemment je suis totalement d'accord avec toi, Valls ou Macron n'ont aucune légitimité électorale quand à celle se Hollande qui a fait l'exact contraire de ses promesses en recourant au 49.3, il est définitivement un traître.
Ouste! Tous dehors !

2. Le dimanche 7 février 2016, 11:14 par AgatheNRV

Évidemment je suis totalement d'accord avec toi, Valls ou Macron n'ont aucune légitimité électorale quand à celle de Hollande qui a fait l'exact contraire de ses promesses en recourant au 49.3, il est définitivement un traître.
Ouste! Tous dehors !
Bravo pour la vidéo de Franck Lepage! Excellente!

3. Le dimanche 7 février 2016, 11:24 par Robert Spire

DDP, tu dis que Macron se prend pour Diderot. Je pense que c'est plus grave...Il se prend plutôt pour Einstein. Ses formules disent la liberté générale appliquée aux privilégiés en tenant compte du principe de la liberté restreinte des autres. C'est un grand esprit co(s)mique qui gravite dans le macroncosme.:)

4. Le dimanche 7 février 2016, 13:28 par raannemari

" Il est regrettable que personne au PS ou au gouvernement ne l'ai informé que le titulaire d'une charge publique est tenu de défendre l'intérêt général, et non les intérêts d'une caste de privilégiés, pour la plupart par héritage."

Humour ?
5. Le dimanche 7 février 2016, 14:29 par des pas perdus

Agathe, 5 % de légitimité ;-)

Robert très restreinte...

Raanemari, parfois oui, humour.

6. Le mardi 9 février 2016, 11:23 par Lou de Libellus

Myriam El Khomri ? Avec un nom pareil elle est proche de la déchéance programmée.
"Macron est le chouchou des médias"
C'est vrai que pour "la ménagère de quarante ans" il est beau gosse.
Denis Diderot ! Touche pas à mon philosophe !
J'aime beaucoup l'image 3, en blanc cassé, nuances de gris après retouches.

7. Le mardi 9 février 2016, 19:33 par des pas perdus

Lou, elle sera l'exception qui confirme la règle... Je ne m'en rappelais plus pour Denis ! Cette image ne souffre d'aucune retouche ni recadrage...

8. Le mercredi 10 février 2016, 09:10 par Robert Spire

"Détruire le code de travail, c'est donner l'impunité au patronat et désarmer les salariés." Pour ceux qui n'aurait pas compris, c'est bien le but a atteindre pour le patronat. Je l'expérimente en ce moment avec quelques centaines de mes collègues...Ces lois consituent notre seul rempart face à l'énorme pression d'un double chantage venant de nos patrons et de l'Etat (via les AGS qui sont aux mains du MEDEF). En gros c'est: abandonner toutes poursuites sinon pas de salaires, pas de lettres de licenciement, pas d'indemnités légales avant plusieurs mois....Hier au tribunal, nos avocats (avec notre accord) ont dit en gros "Chiche, on va au clash! Avec les pièces du dossier, nous savons et vous savez qu'au final vous allez débourser un max."...Bizarrement depuis hier soir, toutes les parties sont en train de rédiger un PSE en bonne et due forme ce que ne voulait faire pas nos patrons depuis début décembre quand ils décidèrent la banqueroute et de refiler le bébé à l'Etat...Là, je simplifie car les procédures en cours si elles aboutissent c'est la prison pour au moins pour un PDG et un avocat. le PDG se cache et l'avocat transpire et se démène pour nous trouver du fric....Vive le code du Travail!

9. Le mercredi 10 février 2016, 09:34 par des pas perdus

Si je comprends bien Robert, ils ont fait couler la boite en espérant que l'Etat viendrait à la rescousse... ?

La réforme du code du travail devrait dépénaliser certaines infractions commises par les patrons, et probablement limiter le montant des amendes.

10. Le mercredi 10 février 2016, 14:16 par Robert Spire

@DPP
Oui, car ils ont déplacé nos contrats et activités en Angleterre et au Pays-Bas. Sauf qu'ils ont oublié que notre "savoir faire" n'est pas délocalisable à court terme, donc ils ont de gros problèmes avec nos clients. Déjà en 2013 ils avaient réussi à détourner vers les USA plus de 60 millions d'Euros de nos contrats afin de nous déclarer en faillite en France. Tout ça pour ne pas payer les indemnités en vigueur par les lois françaises et délocaliser notre fabrication en Chine.

11. Le mercredi 10 février 2016, 14:32 par des pas perdus

Comment dire Robert ? ils ont été trop impatients ! C'est tout de même dingue que de telles pratiques ne soient pas interdites et leurs auteurs jugés au pénal.