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Évidemment, les "grands" médias n'ont pas raté cette opportunité de promouvoir le travail dominical, cette avancée, ce progrès, cette modernité qui ramène les salariés du BHV plus d'un siècle en arrière. Les affaires sont les affaires, et les médias dominants appartiennent tous à des affairistes.

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L'explication du "responsable" de Solidaires est la suivante (journal du patron de SFR) :

«négocier au mieux pour les salariés» face à une évolution à laquelle «on ne va pas échapper».

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Etonnante conception du syndicalisme... A se demander si ce syndicaliste ne s'est pas trompé de boutique. Je le verrai plutôt à la CFDT qui a depuis plus trente ans accompagné toutes les réformes néolibérales "inéluctables" en négociant au mieux : oxymore !

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Pourtant, les salariés du BHV s'étaient prononcés contre le travail dominical par référendum en novembre 2015, sans compter que Sud-Solidaires (34 %) [1] pouvait aisément imposer le repos dominical avec le soutien de la CGT (34%).

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Le patronat dispose de nombreuses armes. Il peut soit négocier un accord avec les syndicats, soit consulter les salariés par référendum, et vice versa, pour imposer le travail dominical. Sans compter les autres moyens à sa disposition : pressions diverses, menaces de licenciement ou de changement d'horaires ou de poste plus ingrat, promesses de primes ou de promotion...

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Ce cas d'espèce illustre la toute puissance du patronat et les fantasmes néolibéraux sur le pouvoir de blocage des syndicats.

Note

[1] aux dernières nouvelles, Sud BHV ne serait pas vraiment affilié à la confédération Solidaires... Bizarre, non ?