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Le dernier en date touche l'ex-commissaire européenne à la Concurrence Neelie Kroes, chargée de surveiller le monde des affaires, qui était en même temps directrice d'une société au Bahamas ! N'est-ce pas bizarre de confier de telles fonctions à une personne sans vérifier ses activités professionnelles et ses revenus, non ? Enfin, bref...

Pour mémoire, il n'est pas inutile de citer rapidement les nominations hallucinantes de Juncker et de Draghi, le déni de la démocratie (cf. les déclarations de Juncker sur la démocratie, le passage en force du Traité de Lisbonne), la gestion de la crise des subprimes qui a transformé l'endettement de certaines banques françaises et allemandes en déficit budgétaire grec, la destruction de l'économie et des droits sociaux en Grèce, le pantouflage juteux de ses anciens dirigeants (Barroso), la complaisance de l'UE pour les multinationales (cf. les règles quant aux véhicules diesel, les autorisations d'utiliser certains produits de l'agrochimie malgré les risques avérés pour la santé, le poids des lobbies), l'incapacité de l'UE à gérer humainement l'accueil des réfugiés qui représentent à peine 1 % de sa population, et la complicité de l'UE avec certains paradis fiscaux.

Ces faits sont si récurrents qu'ils ne peuvent être qualifiés de dysfonctionnements.

Ils font système.

Un système particulier : concurrence, sauf pour les monopoles ou oligopoles du secteur privé, fin programmée des services publics, dumping social, traités imposés aux peuples, subventions à l'agriculture productiviste, etc.

Aussi, quel est l'intérêt de rester dans l'UE ?

Pour la réformer et la changer ? Idéalement pour créer un rapport de forces favorable au sein d'une majorité de pays membres ?

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J'ai comme un doute...

La précarité, la pauvreté, les inégalités sociales en hausse, certains désastres écologiques n'ont pas conduit les dirigeants européens à apporter la moindre retouche à la politique européenne.

Même constat concernant les succès électoraux de l’extrême droite et du racisme qui ne les troublent pas.

Et que dire de leurs réactions après le séisme du Brexit ? Le néant. Les dirigeants européens sont momifiés dans leurs certitudes ultralibérales ! Aucun élément ou événement précité n'a enclenché le moindre commencement d'un projet de réforme des institutions ou des objectifs économiques et sociaux de l'UE.

Aussi, il me semble que l'UE persistera à travailler sans dévier de son objectif initial, servir le capital et l'oligarchie, quelles que soient les conséquences sociales et politiques.

Contrairement à ce que pensent les libéraux et une partie de la gauche radicale, l'alternative ne réside pas entre rester dans l'UE pour la changer ou sortir de l'UE pour se replier sur son territoire national, MAIS rester dans l'UE au risque d'être impuissants et complices de la montée du nationalisme ou quitter l'UE pour construire l'Europe démocratique, sociale et solidaire avant que l'UE ne transforme l'Europe en Facholand.

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