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Jusqu'à présent, ce sont les antisarkozistes.

Elles veulent voter Juppé pour éviter que Sarkozy ne se présente à l'élection présidentielle. Entre porteurs de casseroles...

Au nom de quoi ?

De la morale !

Je me marre.

Voilà Juppé présenté d'un coup de baguette magique comme un modèle de politicien pour des personnes de gauche. Sauf que ce personnage, rouage essentiel du système chiraquien, ne pourrait même pas s'inscrire à un concours administratif avec son CV.

Je me marre également parce que je ne vois pas ce qui empêcherait les frontistes de voter Juppé pour des raisons diamétralement opposées aux susnommés.

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Et les hollandais d'y faire un tour pour favoriser l'investiture de Sarkozy...

Je me marre encore en songeant aux quelques militants ou sympathisants du parti communiste qui participent à la primaire concoctée par Cambadélis... Là camarades, c'est un peu abuser de la tradition des partis frères !

Je sens que je vais me marrer encore plus quand j'apprendrais la participation des sympathisants de droite et d'extrême droite (excusez le pléonasme) à la primaire de la belle alliance populaire du PS (oxymore involontaire) pour donner un coup de pouce à Hollande qui a défendu la déchéance de la nationalité et poursuivi la politique de son prédécesseur dans tous les domaines.

Et pour ceux qui veulent vraiment s'éclater, n'oublier pas de participer à la 3ème primaire disponible, celle d'EELV, ce serait ballot !

Un constat : les primaires rendent fous !

Jusqu'à présent, le système des primaires symbolisait à mes yeux les pires travers de l'américanisation de la vie politique, avec la prime au candidat qui dispose le plus de relais médiatiques, de moyens financiers et d'agences de communication.

Mais depuis les faits narrés plus haut, je sais désormais que les primaires permettent à n'importe qui de participer à la tambouille politicienne dans une démarche qui vise à empêcher les militants et les sympathisants du camp d'en face de désigner leur propre candidat. En d'autres termes, à truquer un scrutin. On peut appeler ça la démocratisation des magouilles politiciennes, non ?

Il n'y a pas à dire, c'est très moral... Et surtout, démocratique ! Peut-être même révolutionnaire ? Va savoir...