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Ces trois candidats ont en commun de confondre volontairement deux notions différentes : durée légale et durée effective du travail. Ils omettent aussi de signaler que là où les salarié-e-s travaillent le plus, les économies ne sont guère modernes et performantes, à l'instar de la Roumanie où la durée légale est de 40 heures par semaine...

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Macron défend officiellement les 35 heures. Sauf, que le diable est dans les détails. Certes, il ne veut pas de nouvelle loi relative au temps de travail, mais des accords entreprise par entreprise sur cette question. En l'occurrence, le candidat d'En marche est dans l'esprit de la loi El Khomri pour inverser la hiérarchie des normes juridiques.

Son discours est le summum de l'hypocrisie, puisque les accords d'entreprise, même dans les grosses boites où les syndicats sont puissants, sont généralement, pour ne pas dire toujours, défavorables aux salariés. Les salariés de Continental , de Goodyear et d'autres entreprises peuvent en témoigner. Nul doute que si Macron mettait en œuvre sa nouvelle réforme, les salariés seraient confrontés au chantage à l'emploi pour accepter des heures supplémentaires non (ou mail) majorées.

En définitive, la durée légale du travail subirait le même phénomène que le repos dominical depuis l'application de la loi Macron : la règle deviendrait l'exception !

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Le Pen affirme qu'elle ne touchera pas immédiatement aux 35 heures, A terme, elle souhaite revenir aux 39 heures, précise-t-elle, payées 39 heures. Ce retour aux 39 heures représenterait un recul social important parce qu'aujourd'hui les 4 heures travaillées au-delà des 35 heures sont majorées de 10 % (elles l'étaient de 25 % avant la loi El Khomri).

Là encore, les salariés seraient grugés par Le Pen avec un pouvoir d'achat amputé ! Avec l'héritière le Pen, il faut toujours un peu gratter la fine couche de vernis social pour redécouvrir le vrai visage pro-patronal du FN...

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Quant à Fillon, c'est ni plus ni moins le retour aux salarié-e-s corvéables à merci. En l'espèce, le candidat de la droite dite classique veut supprimer la durée légale du travail. A charge pour les "partenaires sociaux" de décider de la durée du travail par entreprise (voir les quelques lignes ci-dessus consacrées à Macron). Fillon ne veut pas respecter la durée légale du travail maximale fixée dans les traités européens !

Bref, une fois encore, le candidat de la France insoumise est le seul qui défend une position favorable aux salarié-e-s. Jean-Luc Mélenchon veut faire respecter la durée légale de 35 heures dans toutes les entreprises, avec des heures supplémentaires majorées de 25 % grâce à l'abrogation de la loi El Khomri. Les seuls accords d'entreprise applicables relatifs à la durée du travail devront donc fixer une durée du travail inférieure à 35 heures...

Alors, les ami-e-s, soit vous choisissez la poursuite des politiques de régression sociale incarnée par Macron, Le Pen et Fillon, soit vous votez pour le progrès social défendu par Mélenchon.