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Sur la base de ce constat, j'en déduis que depuis 2002 la politique néolibérale conduite alternativement par la droite classique et le parti socialiste a contribué à l'essor de l'extrême droite.

Depuis 15 ans, à chaque élection, droite et gauche classiques incitent les citoyen-ne-s à voter pour le représentant politique le moins pire pour éviter le FN, le fameux vote républicain.

Mais, le représentant le moins pire n'a jamais contribué à faire baisser et disparaitre le FN. Il a même permis au parti historiquement fasciste d'être aujourd'hui aux portes du pouvoir.

De surcroît, le candidat et l'élu le moins pire, de Chirac à Macron en passant par Sarkozy et Hollande, porte en lui une sorte de fascisme apparemment mou qui depuis deux décennies, de réformes en réformes de régression sociale, nous vole nos droits, nous spolie pour gaver la caste oligarchique.

Ce fascisme porte un nom : TINA.

Parce qu'au nom de TINA, le candidat ou l'élu le moins pire affirme qu'il n'y a pas d'autre politique possibile...

Parce qu'avec TINA, nous vivons déjà dans une post-démocratie, un fascisme mou en apparence, mais très dur pour les classes populaires et les classes moyennes moyennes.

Un fascisme qui interdit un autre choix politique, en particulier un choix de politique pour le peuple et par le peuple, une juste redistribution des richesses, un environnement sain pour tous, des services publics présents sur tout le territoire.

Alors, voyez-vous, le chantage à l'extrême droite, ça ne marche plus pour moi.

Entre le fascisme TINA et le fascisme nationaliste, je ne choisis pas, je ne me soumets aux injonctions de la caste oligarchique, je m'abstiens.

Je crains autant la victoire de Macron que celle de Le Pen. Et, à l'heure actuelle, je ne me risquerai à aucun pronostic...

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