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Macron et son gouvernement Philippe pourront mettre en œuvre leurs réformes de régression sociale, en particulier aggraver les dispositions de la loi El Khomri.

Par ordonnances !

Il y a là une sorte de contradiction à procéder ainsi puisque que LREM est majoritaire au palais bourbon. Mais, les ordonnances présentent plusieurs avantages. Elles permettront de couper court au débat parlementaire. De ne pas donner la parole à l'opposition. Et d'éviter tout risque de divisions au sein de LREM.

Des ordonnances pour aller vite, très vite ! Trop vite ?

Officiellement, il y a urgence selon les macroniens. Il faut "débloquer" le marché de l'emploi et l'économie en redonnant confiance aux chefs d'entreprise... parce que la législation sociale serait la cause du chômage et de tous les maux de l'économie française.

Officieusement, le président par défaut qui s'appuie sur une majorité parlementaire mal élue compte sur son petit état de grâce ou plutôt sur l'effet de sidération produit par son élection pour gagner une guerre éclair contre son propre peuple. Macron marche dans les pas de Fillon avec sa blitzkrieg.

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Et, si jamais un mouvement social d'ampleur voit le jour malgré les ordonnances, Jupiter Macron usera des forces de l'ordre pour mettre en garde à vue quelques manifestants et demander au parquet de condamner pour l'exemple quelques syndicalistes.

Dans un contexte social et politique devient tendu, le président par défaut et sa majorité mal élue bénéficieront du soutien sans faille des médias du CAC 40 pour manipuler les faits, vanter et imposer les réformes.

Mais, dans ce tableau du macronisme triomphant du mouvement social, l'enfumage politique et médiatique ne pourra occulter le fait que la régression sociale produira de nouvelles victimes issues de la classe moyenne dont beaucoup se croient encore à l'abri des conséquences du néolibéralisme et qui deviendront plus enclines à écouter les forces qui contestent l'ordre néolibéral... en particulier la France Insoumise, aujourd'hui débarrassée d'un boulet nommé parti socialiste.