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Sans réciter mon bréviaire gramscien, il est évident que l'absence de pluralisme dans l'espace médiatique bloque ou ralentit tout changement politique progressiste parce que Le Monde Diplomatique, Basta, Reporterre, Les crises, Bellaciao, le Grand Soir, L'Humanité, Politis, Fakir, les blogs et les médias cités ci-dessus sont hélas marginaux et, pour beaucoup, inconnus du grand public.

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Cette absence de pluralisme n'emporte pas l'adhésion des citoyen-ne-s dans les politiques menées depuis près de trente ans, mais contribue au désengagement, au désintérêt, voire au dégoût général pour la politique, à force de subir, 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, un lavage de cerveau à base de concentré de TINA - there is not alternative - qui interdit d'envisager une autre politique, d'autres choix politiques, une autre société, une autre économie...

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In fine, le paysage médiatique actuel favorise le statu quo, la fausse alternance politique, la continuité des politiques économiques et sociales quelle que soit la majorité parlementaire et la domination idéologique du néo-libéralisme.

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Ces médias du CAC 40 et du service public sont généralement médiocres et franchement inintéressants, notamment en politique. Ainsi, les émissions de (faux) débats sont peuplées d'éditocrates interchangeables qui peinent à se contredire tant ils défendent les mêmes idées sur l'essentiel. Et, que dire de celles qui invitent des acteurs politiques ? Nous constatons que les "journalistes" (pas le pigiste mais l'aristocratie du journalisme) se comportent différemment selon la qualité de l'invité. Soit avec déférence et courtoisie quand ils ont un Gattaz, un Macron ou un Berger, soit avec hargne, mépris, haine et propos mensongers face à Mélenchon ou à un syndicaliste en lutte. A défaut de censurer ces derniers, les médias du CAC40 tapent sans relâche, tronquant les propos des intéressés et mentant de façon éhontée et répétée à l'instar d'un Lenglet.

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Et, que dire de cette censure insidieuse qui interdit quasiment l'accès aux médias TV et radios à certains journalistes, ceux de L'Humanité par exemple, et à des intellectuels plutôt classés dans la gauche radicale, ou de l'absence des ouvriers, des employés ou des chômeurs ? C'est toute une réalité sociale vécue par la majorité de la population qui est sciemment ignorée, tue, cachée par les médias du CAC 40. Les victimes des politiques néolibérales n'ont pas droit à la parole.

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Ce rapide bilan n'est pas le fruit du hasard. En effet, les médias dominants appartiennent à des industriels qui n'ont aucun intérêt au changement politique et à la perspective d'une meilleure répartition des richesses. Si ces oligarques investissent, même à fonds perdus, dans des entreprises médiatiques, déficitaires malgré la générosité de l'aide publique, c'est exclusivement pour que les intérêts de leur classe soient bien défendus. Pourquoi donc croyez-vous que Draghi ait acheté Libération, et Macron, alors ministre de l'économie, autorisé cette transaction ?

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Dans ce contexte médiatique où l'information est contrôlée par une poignée de milliardaires, Le média sera, je l'espère, le gros grain de sable qui enrayera la machine médiatique à décerveler et à fabriquer le consentement, grâce à une autre façon de faire de la télévision, à des contenus différents et de qualité, en s'appuyant notamment sur les médias alternatifs précités.

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Bref, devenez comme moi un Socio.

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