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L'information émanant de RT, je me suis précipité pour la vérifier.

C'était donc vrai. Le texte a été publié par Le Monde. Il est disponible dans son intégralité ici.

Pascal Canfin, ex EELV, a proposé un texte qui aligne les lieux communs et épargne à la fois les gouvernements des pays membres de l'Union Européenne, la politique de l'Union européenne et les multinationales.

Ce texte est un modèle de langue de bois. Il a été signé par des députés LR, MoDem, LREM, PS, EELV, des dirigeants de pays membres comme le ministre des finances du Luxembourg, et de grandes entreprises, voire de multinationales comme Véolia, Renault et Engie. On y retrouve même les signatures de Berger de la CFDT, de Wargon, secrétaire d’Etat auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, de Delors l'ancien président de la commission européenne.

Comment espérer une relance verte avec ceux qui ont construit le monde actuel ? Ces responsables qui ont promu l'austérité budgétaire et la concurrence dans tous les secteurs d'activité ? Qui ont participé, directement ou indirectement, à la casse des services publics, et, in fine, de l'hôpital public.

Des années durant, les mêmes ont parlé de politique développement durable tout en faisant le contraire. Ils ont ainsi contribué à la destruction de l'environnement et à l'exploitation des travailleurs entre eux en intensifiant le libre-échange et la globalisation économique.

Bref, les LR, LREM, PS ont construit un monde fondé sur le dumping social, fiscal et environnemental.

Aussi, quelle surprise de retrouver les députés européens d'EELV parmi les signataires d'un tel texte ! Le décalage est total chez EELV entre les belles déclarations de principe et les actes.

Certes, personne n'est à l'abri d'une erreur ou d'un mauvais de coup de com'. Certes, il s'agit peut-être d'un coup politique pour espérer que les parlementaires d'EELV soient associés et pèsent ainsi sur les prochaines décisions de l'UE.

Sauf que quelques jours plus tard, les députés EELV ont voté contre l'annulation partielle des dettes publiques des Etats avec LR, LREM et RN.

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Par ce vote sans ambiguïté, les députés d'EELV considèrent que les Etat doivent rembourser l'ensemble de leurs dettes, et donc que la politique austéritaire et ses conséquences doivent se poursuivre après la crise du coronavirus. Ce vote est très cohérent avec la signature du texte précité.

Il l'est également avec le quinquennat de Hollande où des responsables d'EELV ont été ministres des gouvernements Ayrault, Valls et Cazeneuve.

A ce stade, une conclusion s'impose : EELV est une escroquerie politique, même si quelques militants et élus sincères font du bon boulot au plan local.

A l'instar de la droite et de l’extrême droite, les élus européens d'EELV n'ont pas relevé et tiré les conséquences que la crise sanitaire du coronavirus est liée au capitalisme qui réduit à la portion congrue les habitacles naturels des espèces animales sauvages et ne cesse de polluer l'air, l'eau et les sols.

En effet, le discours d'EELV, exclusivement environnementaliste, enrobe une idéologie foncièrement néolibérale qui n'a rien à envier au PS, à LR, à LREM et au RN.

Ce prisme idéologique néolibéral explique bien des compromissions passées (participation au quinquennat de Hollande) et présentes (les faits précités ici) de ce parti, ainsi que les parcours d'élus nationaux et européens d'EELV qui sont aujourd'hui encartés à LREM.

Aussi, est-il illusoire de croire qu'EELV seule ou avec d'autres partis de gauche pourrait mettre en œuvre une politique véritablement sociale et écologique.

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