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Ce droit à l'erreur qui n'est autre que le droit à l'irresponsabilité des politiques aux responsabilités publiques empêcherait le droit des victimes ou de leurs ayants-droits de porter plainte contre lesdits politiciens, et, in fine, de condamner les susdits s'ils étaient reconnus responsables et coupables de faute(s).

A vrai dire, les "responsables" politiques deviendraient donc les seuls citoyens à posséder une sorte d’immunité civile ou pénale avec ce nouveau droit. En d'autres termes, ces "politiciens" auraient un privilège exorbitant du droit commun.

Cette petite musique du droit à l'erreur se joue dans un contexte où les citoyens s'interrogent sur la stratégie incertaine du régime macronien. D'abord, la période du laisser-faire et laisser-aller pour contaminer un maximum de personnes en espérant immuniser la majeure partie de la population, puis, celle du confinement total, assorti d'une répression policière et ses abus, afin que les services de réanimation de l'hôpital ne soient pas tous débordés par le flux de malades.

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De plus, d'autres points interrogent sur l'action, la mauvaise action ou l'inaction du régime macronien :

  • la pénurie de masques, aussi bien pour le personnel de l'hôpital public et les médecins généralistes que pour le reste de la population;
  • la pénurie de tests de détection qui empêchent un déconfinement rapide et efficace tout en limitant les risques de contagion;
  • la pénurie de lits et de personnels dans l'hôpital public malgré des centaines de démissions de chefs de service au début de l'année et les grèves à répétition des personnels des urgences depuis le début du quinquennat de Macron ;
  • l'absence de réquisition par le gouvernement des entreprises pour produire suffisamment de médicaments, de matériels de protection et de tests de détection;
  • l'absence de nationalisations d'entreprises comme Luxfer (seule entreprise de production de bouteilles d'oxygène en Europe);
  • la proportion extrêmement élevée de personnes de plus de 65 ans (89 %) décédées du COVID-19;
  • la surmortalité dans les EHPAD et l'isolement des malades dans ces structures;
  • les mensonges éhontés et le déni de réalité des représentants du régime macronien, président de la République compris, tout au long de ces mois de pandémie;
  • l'absence de décision visant à faire contribuer l'oligarchie alors que les "rien" à l'hôpital, dans les services publics ou les supermarchés assuraient le fonctionnement de la société ;
  • les mesures de régression sociale visant à allonger la durée hebdomadaire du travail ou à supprimer des congés;
  • l'instrumentalisation de la menace du coronavirus avec la réunion exceptionnelle du conseil des ministres le 29 février dernier pour imposer la réforme des retraites via la procédure du 49-3.

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Si bien que près de 200.000 citoyens portent plainte contre le gouvernement pour les motifs suivants :

  • abstention volontaire de prendre les mesures visant à combattre un sinistre;
  • violences involontaire;
  • mise en danger délibérée de la vie d’autrui;
  • homicide involontaire.

Devant ces interrogations légitimes, la réaction des représentants et des défenseurs du régime macronien n'a pas été de justifier l'action du gouvernement, mais d'invoquer un droit à l'erreur qui n'existe pas dans les textes.

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Or, ceux qui sont placés à la tête des institutions publiques et qui doivent agir face à un risque tel qu'une pandémie n'ont pas une obligation de résultat, mais une obligation de moyens.

En d'autres termes, la question ne consiste pas à savoir si le gouvernement et ceux qui agissent en son nom ont commis une erreur ou des erreurs : c'est bien possible et qui pourrait leur reprocher ?

En l'espèce, la question est de savoir si les Macron, Philippe, Véran, Buzin, Hirsch et compagnie ont bien mis tous les moyens en œuvre pour protéger la population le plus efficacement. Ont-ils vraiment mis en action tous les moyens de l'Etat pour protéger tous les habitants du pays, en particulier les plus vulnérables ?

Par conséquent, le droit à l'erreur est inopérant. Il n'est qu'une manœuvre dilatoire visant à éluder le débat sur les responsabilités du régime macronien dans cette crise.