Depuis plus de vingt ans, l'organisation emblématique du patronat, le Medef, obtient divers allègements de charges et mène une bataille idéologique pour supprimer le code du travail.

En vingt ans, le Medef a gagné. Les charges ont été fortement abaissées et le code du travail réduit à une peau de chagrin. Au point que l'Etat verse même aux entreprises diverses aides pour embaucher, s'installer ou payer les heures sup !

C'est vrai qu'à force de puiser dans la caisse noire de pleurnicher à la télé et de pratiquer le lobbying auprès des parlementaires et des partis politiques, le patronat a oublié de travailler !

Travailler pour exporter plutôt que de préserver des rentes de situation sur le marché intérieur.

Travailler plutôt que de compter sur la bienveillante assistance de l'Etat, comme nous le relations dans ce billet.

Travailler donc embaucher, former le personnel, innover, favoriser la recherche, développer des produits d'avenir, aller humblement à l'étranger pour développer les partenariats...

Mais qu'a-t'on au Medef ?

Des héritiers. Parisot ou Ernest-Antoine Seillière qui n'ont rien de commun avec des créateurs d'entreprises qui se battent pour faire vivre leurs entreprises en allant conquérir de nouveaux marchés à l'étranger...

Pas étonnant que le commerce extérieur soit toujours déficitaire...