En 1979, L'Union Soviétique de Leonid Brejnev envoyait l'armée rouge en Afghanistan pour mettre en place un régime "frère" qui préserverait ses intérêts. L'URSS justifiait son intervention militaire pour maintenir le calme en Asie Centrale...

Aussitôt, et à juste titre, les pays du bloc de l'Ouest et l'ensemble des forces de droite, du centre et de la gauche antistalinienne dénoncèrent cette invasion. Certains pays comme les Etats-Unis et l'Arabie Saoudite financèrent et armèrent la résistance, dont les talibans...

En 1989, l'URSS, qui engagea plus de 250 000 hommes au plus fort de la guerre, se retire du territoire Afghan. Aussitôt, la résistance se désunit, et en 1996, les Talibans prennent Kaboul et le pouvoir...

Après les attentats du 11 septembre 2001, Bush déclare la guerre contre l'axe du mal, le terrorisme et les États voyous.

Trois jours plus tard, le Conseil de sécurité de l'ONU autorise la constitution pour six mois d’une force internationale d’assistance à la sécurité (FIAS).

Sept ans après, quasiment jour pour jour, cette "entreprise" parait bien mal engagée : corruption et faiblesse du pouvoir afghan, "bavures" des troupes d'occupation et insécurité grandissante de la population.

Les forces de sécurité s'embourbent et ressemblent à l'armée rouge des années 80. Et dire qu'autrefois, on raillait Leonid Brejnev et Georges Marchais ! Que dire alors de Bush et Sarkozy ?

  • La mort des soldats français rappelle que la France est engagée dans une guerre en Afghanistan.
  • Le reportage de Paris Match démontre que les autorités militaires et politiques communiquent, à défaut de dire la vérité sur ce conflit...

Bref, nous avons l'impression que toutes les conditions sont réunies pour que l'engagement de la France et des forces de sécurité devienne impopulaire et s'achève par un échec, pas seulement médiatique.

Alors,l'Afghanistan : une guerre perdue ?