fermeture20.12.09.jpg (rue Caulaincourt)

La direction de la RATP a attendu le 7ème jour de grève pour ouvrir les négociations pariant sur le pourrissement du conflit. Elle a été aidée par les médias dominants qui n'ont pas hésité, journaux après journaux, à traiter les grévistes comme des preneurs d'otages (bonjour les raccourcis !) et des privilégiés (classique !).

L'entreprise de propagande communication a tourné à plein régime, distillant des informations incomplètes sur les horaires de travail, les poses et les salaires, et dissimulant d'autres infos relatives aux sous-effectifs chroniques, à l'allongement des lignes, aux économies réalisées par la RATP pour préparer la privatisation de la ligne... (source Collectif PCF-RATP-BUS).

Avez-vous remarqué que ce sont les grévistes qui sont systématiquement montrés du doigt, coupables de défendre leurs droits ? Des journalistes n'hésitant jamais à comparer la situation des grévistes avec celle des autres travailleurs. Dans ce monde capitaliste, il y a d'ailleurs toujours des travailleurs plus exploités que leurs voisins ! C'est ainsi que les médias dominants à la solde du Medef justifient le moins disant social... jusqu'aux nécessaires licenciements et délocalisations !

Dans cette histoire, le gouvernement de droite tire les ficelles en espérant que le mécontentement des usagers se traduira dans les urnes lors des prochaines régionales... (Source l'Humanité). Et justifiera une future privatisation des transports publics...