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Ségolène Royal a accordé des places éligibles à 5 représentants du MoDem. Même si ces derniers ont de suite été exclus de la formation de l'ancien ministre de Chirac et de Balladur, le symbole politique est fort puisque la présidente de région n'était pas contrainte de conclure un tel deal avec le centre droit.

Le royalisme ressemble à une sorte d'opportunisme politique qui rappelle les pratiques de la IVème République...

Et le PS ? Il est prêt à toutes les compromissions.

Il ne présente pas de candidat contre Georges Frêche. Il laisse même ses petits camarades figurer sur la liste du susnommé. Il préfère fermer les yeux et se pincer le nez sur les pratiques détestables d'un personnage peu recommandable, ou sur des accords politiques contre-nature.

Au PS, c'est le laisser-faire, le laisser-aller. L'improvisation et le court terme... Les notables locaux se conduisent en féodaux comme au temps de la SFIO de Guy Mollet.

Chez les Verts, ou plutôt chez Europe Ecologie, on a le vent en poupe. Certes, l'écologie est devenue une chose accessoire dans le discours, et il est même devenu de bon ton, pour n'effrayer personne, de promouvoir la croissance verte, le capitalisme vert, au détriment de l'écologie sociale, devenue ringarde !

Certes, des militants sont partis, notamment les objecteurs de croissance, mais ils ont été remplacés par des militants de cap 21 de l'ancienne ministre de Chirac, d'autres du mouvement du très droitier Waechter, et des personnalités de la société civile : un casting parfait, belle photo garantie !

Chez EE, on affiche la modernité, même si en y regardant de plus près, on retrouve quelques vieux centristes, socialistes et cocos sur le retour, ainsi que des cumulards qui espèrent se construire un avenir personnel plus vert...

EE espère confirmer son score de juin dernier pour contester le leadership du PS dans quelques régions. On verra alors au soir du 1er tour, quelles sont ses intentions et ses priorités...