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Une caste de privilégiés règne sur le journalisme. Ces omnipotents médiatiques qui écrivent régulièrement dans la presse et courent de plateaux télé en émissions de radios façonnent l'information et donnent le "la".

Ces donneurs de leçons, autoproclamés experts en tout, maltraitent systématiquement les opposants aux dogmes néo-libéraux du traité de Lisbonne, avec d'autant plus d'acharnement qu'ils espèrent ainsi occulter leur soumission à l'oligarchie et à ses représentants politiques et patronaux.

Une Parisot, un Copé, une fille de milliardaire Le Pen ou un Huchon sont traités avec complaisance, tandis qu'un représentant syndical ou du Front de gauche subit habituellement leur hostilité. En période électorale, qui plus est dans ce contexte de crise du système capitaliste néo-libéral, l'information est encore plus maltraitée.

Ces chiens de garde ont l'habitude de rabâcher leurs obsessions - Apathie et la dette, Zemmour et l'identité nationale, Guetta et l'Europe, Barbier et le marché libre et non faussé - en procédant à coups d'idées-reçues, de contre-vérités, de simplifications, de mauvaise foi et d'amalgames, car ils se caractérisent essentiellement par leur paresse intellectuelle combinée à un conformisme idéologique dominant.

Le 8 novembre dernier, Maurice Ulrich, journaliste de l'Humanité a consacré un article à la chronique de Mickaël Thébault.

Au lendemain de l'annonce de la hausse de la TVA, ce plumitif radiophonique n'a pas hésité une seconde à mettre le candidat du Front de gauche et la milliardaire Le Pen dans le même sac, à l'instar de Plantu ou de Huchon !

Ulrich met en exergue la formule fourre-tout du zélé Thébault qui compare et amalgame :

« Presque les mêmes termes»

Et de commenter :

«comme une fausse évidence»

Une fausse évidence synonyme de la malhonnêteté intellectuelle du journaliste d'Inter :

«entre un candidat 
qui lutte pour la justice sociale pour tous, 
face aux grands intérêts financiers et une candidate qui prétend défendre « les Français » en prenant les immigrés comme boucs émissaires responsables 
de la crise, avec 
les filiations historiques que l’on sait, 
c’est « presque » 
la même chose ?»

Un cas d'école de la désinformation...