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Alors que le mercredi 21 février 2012, le gouvernement sarkoziste s’apprêtait à faire voter en catimini, le MES, un texte qui aura des conséquences très négatives sur les finances et la souveraineté de la Nation, Marine Le Pen a délibérément, deux jours auparavant, préféré réactiver une vieille polémique sur la viande halal !

Si ça ne s'appelle pas détourner l'attention du peuple, ça y ressemble diablement !

D'un côté, un texte proposé dans l'urgence, en catastrophe, par une droite classique aux abois, voté sans véritable débat démocratique dans le pays et qui aura des conséquences gravissimes puisqu'il déclenchera une mécanique néolibérale d'austérité et de régression sociale.

Et, de l'autre côté, une pratique séculaire a priori religieuse relative à l’abattage des bestiaux qui peut poser des questions quant à la souffrance animale et l'hygiène. Attention, nous ne prétendons pas que la viande halal est un sujet accessoire, mais en politique, chacun ses priorités !

Si l'héritière de l'entreprise familiale Front National défendait vraiment les classes populaires et était vraiment patriote, elle aurait priorisé la question du MES en laissant de côté ce marronnier de l’extrême droite !

En réactivant cette vieille polémique de la viande halal, la candidate du Front national n'a défendu ni la France, ni les français-es victimes du capitalisme, mais le système capitaliste néolibéral.

Elle s'est faite complice de Nicolas Sarkozy qui, comme par hasard, s'était déclaré - position inédite pour un gaulliste (même de pacotille) - favorable à une dose de proportionnelle aux prochaine législatives... Tout ça ressemble à un renvoi d’ascenseur, non ? Et aux prémices d'un futur accord de majorité ?

Bref, cette semaine, sans même revenir sur le poème de R. Brasillach, l'héritière du XVIème a prouvé qu'elle inscrivait bien son organisation dans la continuité historique de l'extrême droite, ultime recours du capitalisme en temps de crise.

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