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Pas moins de trois médias informent enfin sur le référé des syndicats contre le décret n° 2013-1306 du 30 décembre 2013 portant inscription temporaire des établissements de commerce de détail du bricolage sur la liste des établissements pouvant déroger à la règle du repos dominical.

Le 14 février, le conseil d’État rendra sa décision.

Côté patronat et gouvernement "socialiste" de drauche, par la voix du représentant du ministère du travail, les arguments sont les suivants :

« il y avait le souci d’apaiser une situation » devenue compliquée et notamment en Ile-de-France où « les modes de vie sont sensiblement différents ». L’ouverture dominicale des magasins de bricolage « correspond à un besoin du public ».

Des arguments assez spécieux, me semble-t-il, qui peuvent justifier n'importe quoi. Les défenseurs de l'Afrique du Sud, avant la libération de Mandela, estimaient que l'Apartheid constituait une forme d'organisation de la société qui répondait à un mode de vie particulier, spécifique au pays, et aux besoin des habitants... non ? Et l'esclavage dans la Grèce Antique ?

D'ailleurs, côté syndicats, on ne se laisse pas embobiner :

« En voulant régler la distorsion de concurrence entre l'ameublement et le bricolage, le gouvernement a pris le risque d'une généralisation de l'ouverture le dimanche ».

Et, les organisations représentatives des salariés soulignent que cette nouvelle dérogation au repos dominical :

« porte préjudice de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public et à celui des salariés».

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Par ailleurs, saviez-vous que, vendredi dernier, la Cour d'appel de Paris a confirmé la décision qui prévoit 10.000 euros de pénalité par dimanche travaillé et 2500 euros si Carrefour Saint-Lazare ouvre au-delà de 21 heures en semaine ? A priori, un seul média a repris la dépêche de l'AFP : étonnant, non ?

Cette décision de justice ne peut qu'encourager l'intersyndicale Clic-P à poursuivre la lutte dans l'unité et dans l'intérêt des salariés.

Mais au train va le néolibéralisme, dernier avatar du capitalisme, je me demande si le gouvernement ne va pas simplifier la vie du patronat en éliminant des dispositions légales et réglementaires- que dis-je, des "rigidités" - qui l'empêchent d'agir à sa guise...