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Mon petit doigt me dit que Les réformes courageuses, parfois radicales qu'il réclame ne l'affecteront pas. Tout comme 30 années de néolibéralisme et de social-libéralisme n'ont pas, mais alors pas du tout, réduit le niveau de vie et le standing de M. Gilles Carrez et de ses congénères de l'oligarchie.

Les quelques uns de l'oligarchie, avec l'appui de leurs médias, réclament des réformes courageuses qui pourrissent la vie des autres, tel est l'objectif des politiques néo-libérales ou social-libéral... Parce que créer des niches fiscales et réduire les cotisations patronales, fiscaliser les complémentaires des salariés et démanteler le code du travail, revient à priver le peuple d'un dispositif légal qui le protège(ait) de la dureté du capitalisme, et à autoriser tous les excès des capitalistes contre le peuple.

Quand tu appartiens à l'oligarchie, tu redoutes plus - au hasard - une déneigeuse sur une piste d'aéroport qu'une lettre de licenciement, un plan "social", une énième réforme des retraites, le contrat de travail unique, le chômage, la misère...

Si j'ai cité G. Carrez, c'est parce qu'il est en délicatesse avec le fisc, à l'instar d'une soixantaine de parlementaires. Après Cahuzac, Balkany, Bigmalion, Andrieux, Sarkozy, ça ne commence plus à faire beaucoup, ça fait surtout système.

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En l'espèce, peu importe si ce parlementaire est de bonne foi. Admettez, toutefois, que c'est ballot pour Le spécialiste de la fiscalité ! Par contre, ce qui interroge, c'est qu'il ait fait voter un amendement sur-mesure pour permettre à des oligarques comme lui d'échapper à l'impôt sur la fortune.

Ironie de l'histoire, il s'est planté dans son optimisation fiscale.

En effet, pour payer moins d'impôts, ses amis oligarques et lui déclarent leurs biens immobiliers via une SCI. Ces dernières sont des entreprises quasiment fictives très rentables qui, évidemment, ne concernent pas les contribuables modestes ou moyens, voire moyens supérieurs. Comme dirait l'autre, il faut avoir un patrimoine... Elles ne produisent rien de socialement et d'économiquement utile pour la collectivité, elles préservent les revenus de leurs propriétaires.

Les biens immobiliers sous SCI dépendent de la fiscalité des entreprises bien plus clémente et légère que la fiscalité des ménages.

Ce dispositif est parfaitement légal, mais il n'en demeure pas moins qu'en période de fort endettement public et de régression sociale, il y a lieu de s'interroger sur son utilité pour le bien commun. Des privilèges d'un autre temps, aujourd'hui encore plus insupportables.

Par ailleurs, est-ce moral qu'un parlementaire crée sa propre SCI ?

Est-ce normal d'être à la fois son propre patron et son propre salarié grâce aux méandres du droit fiscal, en sus d'être parlementaire ?

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Et que dire d'une niche fiscale, spécialement aménagée par quelques parlementaires intéressés à titre privé ?

N'y-a-t-il pas là, un conflit d'intérêts ?

Certes... mais il y eut une majorité pour la voter et une autre majorité pour ne pas la supprimer... Quand l'ennemi du peuple, en l'occurrence la finance, siège au sein même d'une assemblée censée représenter le peuple, quelques intérêts privés prévalent sur l'intérêt général. Et, c'est ainsi qu'une majorité "socialiste" s'interdit d'abroger cette niche fiscale, préférant gratter quelques euros au peuple plutôt qu'aux oligarques...

Au-delà des majorités fluctuantes au gré des élections et des petits jeux politiciens entre le PS, l'UMP, le Centre et le FN, cette niche fiscale révèle que les intérêts de l'oligarchie sont bien défendus au Parlement, tout simplement parce que l'oligarchie y est surreprésentée.

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A coups de niches fiscales, de baisses des cotisations sociales, et de cadeaux fiscaux au patronat, les dettes publiques ne cessent de croître, de même que les inégalités sociales...

Cette même oligarchie manie le prétexte des dettes publiques pour justifier les politiques d'austérité et de régression sociale. Des dettes publiques qu'elle a elle-même créée en privant de ressources l'Etat, les organismes paritaires et les collectivités locales comme le démontre brillamment le rapport du Collectif pour un audit citoyen de la dette publique.

Quand l'ennemi du peuple, en l'occurrence la finance, siège au sein même d'une assemblée censée représenter le peuple, quelques intérêts privés prévalent sur l'intérêt général. Et, c'est ainsi qu'une majorité "socialiste" s'interdit d'abroger cette niche fiscale, préférant gratter quelques euros au peuple plutôt qu'aux oligarques...

Et, c'est pourquoi la transfusion sanguine est en danger !

Les institutions de la Cinquième République favorisent la surreprésentation des classes privilégiées au détriment des classes populaires et moyennes. Les ouvriers et les employés représentent moins de 5 % des parlementaires alors qu'ils sont majoritaires dans la population.

Probablement que s'ils étaient majoritaires au Parlement, d'autres voies seraient explorées et jamais la France n'aurait subi les politiques austéritaires dictées par le MEDEF et l'oligarchie...

D'où mon soutien au mouvement pour la 6ème République.

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