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N'en déplaisent aux éditocrates et aux économistes médiatiques, la gauche européenne n'est pas la social-démocratie, Syriza n'a rien de commun avec le PS, et Tsipras n'est pas un clone de Hollande.

En faisant de la sociologie du café du commerce, on comprend en partie pourquoi le gouvernement Tsipras entend respecter les engagements de Syriza devant le peuple grec.

Ce qui caractérise la plupart des dirigeants européens, c'est leur carriérisme en politique comme certains dans d'autres secteurs d'activité. Ils n'ont pas de réelles convictions politiques. Leur adhésion à un parti de droite ou de la social-démocratie dominant la politique bipartite de leur pays résulte d'un choix opportuniste. Aussi, se contentent-ils d'appliquer les dogmes de l'idéologie dominante même si ces derniers vont à l'encontre de l'intérêt général. Ils auraient officié dans l'URSS de Brejnev qu'ils ne démordraient pas que la planification bureaucratique est un franc succès ! En fait, ces dirigeants-là ne font pas de politique, au sens noble du terme. Ils sont seulement les pantins zélés de la caste oligarchique, en d'autres termes les serviteurs de la finance.

A la différence d'un Hollande,, Fabius ou Macron, Tsipras n'a pas attendu la fin de ses études pour militer. De plus, il s'est engagé dans un parti politique ultra minoritaire électoralement, issu d'une scission avec le PC grec, et participé à des mouvements et manifestations altermondialistes.

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Aussi, son parcours est celui d'un vrai militant aux réelles convictions politiques qui n'était pas prédestiné à gouverner. Il lui a fallu du talent, de la perspicacité, et surtout une situation historique exceptionnelle pour qu'il se retrouve catapulté au pouvoir alors que 6 ans auparavant, SYRIZA n'était qu'une coalition recueillant à peine 5 % des voix. Il arrive parfois que dans des situations historiques exceptionnelles surgissent des politiques d'une autre trempe que ceux qui sévissent habituellement... d'où le clash actuel entre la Grèce et l'UE.

En effet, l'entre-soi, l'esprit de synthèse neuneu, les marchandages à la petite semaine entre petits amis de la même caste bourgeoise et les compromissions prises sur le dos du peuple si caractéristiques d'une élite politique européenne corrompue par le capitalisme sont étrangers au gouvernement grec.

Comment voulez-vous que ces politiciens européens admettent que Tsipras et son gouvernement refusent de poursuivre les politiques de leurs prédécesseurs de la social-démocratie et de la droite ainsi que les mémorandums de la Troïka ?

Comment voulez-vous que ces oligarques dont certains personnifient, au regard de leurs parcours, à l'instar des Juncker et Draghi, la fraude fiscale, les paradis fiscaux, la spéculation financière et le mensonge comprennent quelque chose à l'intérêt général, à la démocratie et au respect d'un mandat électoral ?

Comment voulez-vous qu'ils comprennent que Tsipras et son gouvernement refusent de poursuivre une politique qui a produit le bilan, ci-dessous ?

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Comme l'a prévenu le ministre grec de l'économie, Yanis Varoufakis :

« Nous sommes prêts à mener une vie austère, ce qui est différent de l’austérité. »

Finalement, le peuple grec sera peut-être exclu de la zone euro, à l'insu de son plein gré, grâce à l'intransigeance des oligarques européens incapables de proposer un plan B pour sortir de la crise austéritaire. Autrement dit, un mal pour un bien...

Note

[1] Source : Okeanews