Royal :

"le PS a perdu le sens du code de l'honneur"

Delanöe :

"le sens de l'honneur, c'est défendre avec constance des convictions sincères".

Royal :

"Je ne sais pas quelles sont les manœuvres d'appareil qui sont derrière cette évolution"

Lang :

"Martine Aubry, c'est the right person for the right situation".

Emmanuelli :

"La nouvelle génération, c’est celle de Benoît Hamon"

Royal :

"Dès le lendemain du vote des militants nous serons au travail, le programme est prêt, les mesures d'urgence sont prêtes, le Parti socialiste va changer et un nouveau souffle (...) entraînera tout le monde".

Décidément, le Parti socialiste se donne en spectacle... sans aucune pudeur.

C'est à qui se lancera la petite phrase qui tue. Celle qui ridiculise l'adversaire et qui est reprise par les médias-perroquets.

La bataille des égos qui perdure révèle la défaite idéologique d'un PS dont les trois principaux courants ont renoncé à toute transformation sociale. Combien de temps, les militants des motions Utopia et Hamon se lasseront-ils de jouer les figurants et les alibis de gauche ?

Depuis Rennes, le PS n'a pas changé. Il a juste poursuivi sa dérive idéologique jusqu'au MoDem, même si le dernier week-end, certains ont gauchi leurs discours. De fait, de l'intérieur, ce parti est sclérosé. Sans sursaut, il risque de vivre une agonie semblable à celle du PCF.

Par conséquent, onze après, on se félicite d'être partis du PS. Nous étions lassés des non-débats, des petites ambitions des un-e-s et des autres pour figurer sur telle ou telle liste électorale, d'entendre que Juppé n'avait pas forcément tort pour sa réforme, de l'influence sans cesse grandissante du néo-libéralisme sur les "camarades", et lassés d'être au PS en justifiant qu'on luttait de l'intérieur...

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Le Parti de Gauche représente probablement aujourd'hui le seul espoir à gauche de construire une force qui pèse en termes militants, électoraux et idéologiques. Certes, l'espace politique est étroit, mais réel dans la mesure où le PS a abandonné sa gauche et le NPA refuse au préalable toute alliance pour gouverner. Espérons que le Parti de Gauche devienne incontournable comme l'était le PCF autrefois. C'est tout le mal qu'on souhaite à J.L. Mélenchon et à ses amis.